Pour mon anniversaire, permettez-moi de rompre quelque peu avec mes principes et habitudes en vous faisant part de cette publication débordante de « human interest« …

Ce fut un défi radiophonique pour le moins intense. Faire lecture au public d’une sélection de lettres d’amour de mon crû, précédemment soumises au bleu regard de ma belle Virginie, « Première dame » de notre Société, depuis nos débuts.

 

lettres-damour

 

Au-delà de l’aspect exhibitionniste de l’exercice que je craignais un peu, le tout s’est révélé fort satisfaisant. Quelque chose de pur et de puissant se dégageait du studio. Comme si le temps s’arrêtait, laissant en suspens tout ce qui au fond, secondaire ; le travail, les soucis, la politique… pour faire apparaître l’essentiel. Et comme le chante si bien Ginette Reno, l’essentiel c’est d’aimer et d’être aimé…

Le montage n’ayant révélé que quelques bribes des poèmes lus, voici l’un d’entre eux, publié sur mon blogue littéraire personnel.

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Bon, cela dit, trêve de quétaine.

Je ne peux m’empêcher de souligner que cette excellente émission à laquelle on m’a si aimablement invité, La route des 20, hé bien cette émission s’inscrit dans le cadre du… fuckin’ 150e anniversaire du Dominion du Canada! – Une information qui m’avait échappé. Hé Misère…

Bien sûr, je comprends parfaitement que les généreux programmes de Patrimoine canadien, financés à même nos impôts, donnent la chance à de talentueux artistes, journalistes, etc., de se réaliser à travers ce genre d’émissions ou de productions culturelles. Tant mieux. Je les encourage.

Mais, il faudrait être naïf pour ne pas entrevoir l’intention du fédéral, par les temps qui courent, de récupérer tout ce qui bouge afin de le transformer en matériau de construction de l’Unité canadienne, et même jusqu’à récupérer mes propres lettres d’amour, produits de ma plus sincère intimité (!).. Ironique, n’est-ce pas?

Néanmoins, cette anecdote me donne justement l’occasion de dénoncer vertement l’orgie de célébrations fédéralistes présentement en préparation, et qui culminera autour du 1er juillet 2017! L’occasion, aussi, d’annoncer que nous, du mouvement citoyen, saurons répliquer en donnant l’heure juste aux Québécois sur l’histoire de ce régime, qui n’a rien d’une histoire d’amour.

Tiens, en guise d’avant-propos, commençons par le Père fondateur du Canada, John A. Macdonald, dont la ministre Mélanie Joly a déjà dit qu’il fut un grand démocrate… La SSJB a réalisé il n’y a pas si longtemps, un micro site web biographique qui nous éclaire davantage sur ce scélérat personnage. C’est ici, si ça vous branche.

Alors, comme le chante cette fois Vigneault, « tu peux ravaler ta romance« , ô Canada.

Au diable le 150e.  Et vive le Québec libre!

 

Signature Maxime Laporte

Maxime Laporte
Président général, Société Saint-Jean-Baptiste

 

Entre-temps, jusqu’à ce que nous arrivions enfin à ce qui commence, je dirai et redirai encore à ma merveilleuse fiancée :

Moi je n’avais pour patrie que naufrages et SOS mais dérivant jusque dans notre amour sauvetage de mon coeur migrant j’ai atterri sur un continent et découvert le klondike – c’était ta chevelure dorée – j’ai pris pays en toi tu m’as obtenu statut de réfugié.

(Néanplus, par Maxime Laporte, août 2014, extrait)