Article de l’Agence QMI paru dans Canoë le 4 mars 2010.

En donnant le nom «Fibe» à son nouveau service d’accès Internet haute vitesse, Bell Canada a fait sursauter le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Mario Beaulieu.

«C’est déplorable de voir une telle chose d’une entreprise comme Bell Canada», dénonce M. Beaulieu, qui y voit un non-respect de la langue française.

Le président de la SSJB, qui trouve que l’entreprise de télécommunications manque à l’un de ses devoirs en donnant un nom à consonance anglophone à son produit, demande donc à la population d’utiliser son pouvoir d’achat ou son «vote économique» et de «passer un message clair» en achetant des produits dont l’appellation est française.

À la question: la population devrait-elle aller jusqu’à boycotter ce nouveau produit, l’ardent défenseur de la langue française affirme simplement que lorsqu’un choix s’impose, il faut privilégier celui qui est francophone.

Population inquiète

Mario Beaulieu croit que ce genre de phénomène ne fera qu’augmenter l’inquiétude de la population par rapport à la dérive de langue française à Montréal et partout au Québec.

«Un récent sondage démontre que 90% des Québécois considèrent que le français est menacé. Les gens sont de plus en plus préoccupés», indique-t-il.

Bell se défend

Bell se défend, pour sa part, d’avoir donné un nom anglais à son produit. Dans un entretien accordé à LCN, un porte-parole de l’entreprise dit «le nom « Fibe » est un mot qui a été créé de toutes pièces par Bell et il n’a pas de consonance anglophone particulière.»

En fait, le mot «Fibe» fait référence au mot fibre optique qui s’écrit «fiber optic» en anglais. Bell aurait donc enlevé la lettre «r» pour baptiser son nouveau service d’accès Internet haute vitesse.

Lire l’article dans le site Internet de Canoe