Article de Jean-Marc Gilbert paru dans le 24 H du 4 mars 2010.

Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu décoche une flèche à l’endroit de l’ex-premier-ministre Lucien Bouchard, et l’accuse d’être « en bonne partie responsable » du déclin de la langue française au Québec.

Ces accusations ont été dirigées à l’endroit de l’ancien chef péquiste mercredi, à Montréal, lors du lancement du livre Le génocide culturel des francophones au Canada, qui propose une cinglante critique à l’endroit du fédéralisme.

Questionné à savoir pourquoi il considère que la langue de Molière est en si piteux état, Mario Beaulieu n’a pas hésité à lancer la pierre à l’ex-péquiste en confiant à 24H que Lucien Bouchard a trop souvent plié l’échine lorsqu’il avait l’occasion de défendre la langue française.

« Il n’a jamais compris l’urgence d’agir et de défendre la langue française au Québec et surtout à Montréal. Il a fait preuve d’aveuglement sur les questions de langue », dénonce M. Beaulieu, faisant notamment référence à la loi 86 sur l’affichage ainsi qu’à la non-application de la loi 101 au niveau collégial.

L’auteur principal de l’œuvre, Pierre-Luc Bégin, n’y va pas par quatre chemins pour énoncer son point de vue, et ce, dès la première phrase de l’ouvrage.

« Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays », peut-on y lire.

Souveraineté

Le livre prône notamment le renforcement de la loi 101 et ultimement, la souveraineté du Québec, un sujet contre lequel Lucien Bouchard s’est élevé au cours des dernières semaines.

M. Beaulieu n’est pas surpris puisqu’il croit que M. Bouchard « avait déjà abandonné à plusieurs niveaux. »

L’auteur principal du recueil d’une cinquantaine de pages en rajoute en disant « qu’il n’est pas le premier, ni le dernier a démissionné. »

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