Article de Jean-Jacques Nantel publié sur Vigile le 23 janvier 2012

Tout récupérer en profitant de la faiblesse canadienne anglaise

Dans un tel contexte, le devoir des négociateurs québécois sera de profiter au maximum de la désorganisation et de la désorientation du Canada anglais pour maximiser nos gains ; exactement comme celui-ci l’a toujours fait à notre égard.

Comme les Canadiens anglais n’ont rien à dire et n’ont jamais rien eu de neuf à proposer, la tactique la plus payante pour nous sera de les empêcher de souffler et de gagner du temps. Ici, le principe à suivre sera de ne jamais se préoccuper de leurs intérêts pour nous concentrer uniquement sur ce que le Québec pourra récupérer.

Dans le passé, nous nous sommes souvent fait jouer de vilains tours parce que nos chefs voulaient se montrer généreux avec le Canada anglais. Le cas le plus flagrant fut celui de l’association offerte par René Lévesque aux autres provinces canadiennes pour bien montrer que le Québec, qui occupait le centre du pays, n’avait pas d’intentions malveillantes à leur égard. Or, cette proposition, qui servait d’abord les intérêts des autres provinces, fut utilisée pour contrer le projet indépendantiste puisque les représentants d’Ottawa déclarèrent refuser une association qu’ils avaient beau jeu de présenter comme vitale pour la seule économie québécoise.

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