Montréal, le 6 septembre 2010. – À quelques heures du début de la Commission de la culture et de l’éducation concernant le projet de loi no 103 modifiant la Charte de la langue française, la Coalition contre le projet de loi 103, regroupant plus de trente organismes québécois, réitère sa demande d’appliquer la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées.

La Coalition considère que la réponse gouvernementale au jugement de la Cour suprême du Canada aura pour effet de fragiliser, une fois de plus, la Charte de la langue française. En effet, le projet de loi no 103 permet aux parents plus fortunés d’acheter un passage à l’école publique anglaise pour leur enfant, ses frères et sœurs et leurs descendants.

Les membres de la Coalition déplorent le choix du gouvernement : « La ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française pouvait prendre une décision courageuse, soit celle d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Loi 101. Elle a plutôt fait le choix d’élaborer de nouvelles règles pour évaluer une demande d’admissibilité à recevoir un enseignement en anglais dans une école financée par l’État. Le cadre d’analyse et les règles n’ont même pas été formulés précisément. Ils seront adoptés ultérieurement et pourront être modifiés par simple voie réglementaire. Nous considérons que c’est une décision inadmissible et c’est le message que porteront les membres de la Coalition au cours des audiences publiques », affirme le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu.

Un automne chaud

Outre leur participation à la Commission parlementaire, les membres de la Coalition seront très actifs au cours des prochaines semaines. Ils utiliseront toutes les tribunes possibles pour sensibiliser l’opinion publique aux effets négatifs de ce projet de loi afin de créer une grande mobilisation pour restaurer la politique linguistique du Québec.
« Nous ne pouvons nous permettre de revenir en arrière alors qu’entre 1992 et 2002, l’Office de la langue française avait observé que l’effectif des écoles anglaises avait augmenté de 10,6 %, notamment à cause des écoles passerelles. Il est plus que temps d’agir, car la situation est urgente », d’ajouter Mario Beaulieu.

Pour soutenir la mobilisation, la Coalition organise un grand spectacle sous le thème Notre langue n’a pas de prix. La Loi 101 n’est pas à vendre !, le samedi 18 septembre à 19 h 30, au Centre Pierre-Charbonneau. Plusieurs personnalités politiques et artistiques participeront à l’événement, notamment Michel Rivard, Daniel Boucher, Loco Locass, les Zapartistes, Luc Picard, Denis Trudel, Marjolaine Beauchamps, Alecka, Raymond Legault et plusieurs autres.
Cet événement sera retransmis partout au Québec via la webdiffusion disponible au www.loi103.org.

La liste des membres de la Coalition contre le projet de loi 103 :

Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Mouvement national des Québécoises et Québécois
Commission scolaire de Montréal
Bloc québécois
Parti Québécois
Québec solidaire
Nouveau parti démocratique
Conseil de la souveraineté
Revue de l’Action nationale
Les Intellectuels pour la souveraineté
SPQLibre
Rassemblement pour un pays souverain
Mouvement souverainiste du Québec
Réseau de Résistance québécoise
Jeunes Patriotes du Québec
Mouvement pacifique pour l’indépendance du Québec
Comité action indépendantiste et culturelle québécoise du Cégep du Vieux-Montréal
Mouvement Montréal français
Mouvement Montérégie français
Mouvement Laurentides français
Mouvement Lanaudière français
Impératif français
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Confédération des syndicats nationaux
Centrale des syndicats du Québec
Syndicat de la fonction publique du Québec
Fédération autonome de l’enseignement
Union des artistes
Mouvement des cégépiens pour le français
Comité souverainiste de l’UQAM
Mouvement des étudiants souverainistes de l’UDM
Mouvement étudiant pour le français-UQAM

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Pour renseignement :
Jacinthe Béliveau, SSJB : 514 839-4140
Marjolaine Perreault : 514 235-5082