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COMMUNIQUÉ – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Lancement de l’étude Finances d’un Québec indépendant

Encore plus propice qu’en 1995

Les discours de peur et d’autodénigrement économique n’ont pas leur raison d’être

Montréal, 12 mai 2016 – À l’initiative de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, avait lieu ce jeudi dans le Hall des bâtisseurs de l’ITHQ, le lancement médiatique de la nouvelle étude Finances d’un Québec indépendant du chercheur Maxime Duchesne. Commandité par la SSJB, le livre de 104 pages, dont l’ancien Premier ministre et ministre des finances Bernard Landry signe la préface, est paru chez L’Action nationale éditeur. Mentionnons que ce dimanche 15 mai, une journée nationale de promotion de l’indépendance, organisée par le Bloc Québécois aux côtés d’organisations citoyennes, aura pour thème les finances d’un Québec indépendant. Des documents d’explication et de vulgarisation du livre de Maxime Duchesne seront alors distribués.

Animé par la comédienne Marie-Anne Alepin, qui est aussi membre du Conseil général de la SSJB, la conférence de presse s’est déroulée en présence de plusieurs économistes et personnalités liées au mouvement indépendantiste telles que Bernard Landry, président honoraire de la SSJB; Me Maxime Laporte, Président général de la SSJB; monsieur Robert Laplante, directeur de L’Action nationale et de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC); messieurs les députés bloquistes Gabriel Ste-Marie et Xavier Barsalou-Duval; monsieur Sol Zanetti, chef d’Option nationale; madame Martine Desjardins, présidente du MNQ; madame Claudette Carbonneau, présidente des OUI-Qc, et plusieurs autres, dont des représentants du Parti Québécois.

La recherche est l’une des plus approfondies jamais réalisées sur la question des finances d’un Québec libre, chaque ligne des comptes publics ayant été traitée et toutes les études antérieures à ce sujet ayant été analysées. Selon toutes les données compilées, la viabilité économique d’un pays du Québec au 21e siècle ne fait absolument aucun doute.

Détenteur d’une maîtrise en science politique de l’Université de Montréal et spécialisé sur les questions économiques, Maxime Duchesne a fait valoir: «Il s’agit d’une étude pro forma dressant le portrait financier d’un Québec indépendant, dont les projections se fondent sur de nombreuses sources gouvernementales, incluant les Comptes publics du Canada de 2014 et les mises à jours économiques de l’automne 2015. L’étude ne fait donc aucun choix budgétaire, économique, politique ou constitutionnel puisqu’il appartiendra aux partis politiques et aux Québécois de débattre de l’ensemble de ces considérations.»

Un État économiquement viable

Monsieur Duchesne a affirmé: «Toujours est-il qu’en ce qui a trait aux capacités financières d’un Québec indépendant, il appert que le Québec est aujourd’hui en meilleure posture financièrement pour réaliser son indépendance que lors des référendums de 1980 et de 1995.»

«Un Québec pays bénéficierait de revenus plus que suffisants pour financer toutes les missions d’un État indépendant et ce, malgré la perte des versements de péréquation. Un Québec indépendant économiserait environ 4,1 milliards $ par année en dédoublements administratifs, ce qui viendrait compenser partiellement la perte des versements en péréquation», a poursuivi le chercheur.

Un Québec indépendant parmi les meilleures économies avancées du monde

«Un Québec indépendant ferait meilleure figure que la majorité des économies avancées, tant au plan de son rapport dette/PIB que du solde budgétaire. Il se situerait même au-dessus de la moyenne des États du G7, devant la France, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique.»

«Sans tenir compte des versements au Fonds des générations, un Québec devenu indépendant en 2015 aurait pu atteindre l’équilibre budgétaire dès 2018-2019, moyennant un effort à hauteur de 0,9% de son PIB. Et même en tenant compte des versements au Fonds des générations, le Québec serait l’un des États ayant le plus faible déficit budgétaire parmi un échantillon d’économies avancées, présenté par le FMI, soit entre 1 et 2% de son PIB. À titre d’exemple, la moyenne pour les États du G20 en 2015 était un déficit à hauteur de 3,4% du PIB selon les données du FMI»

Ce qu’ils ont dit

Bernard Landry, récemment nommé président honoraire de la SSJB, a fait valoir: «Le Canada, non pas par méchanceté mais par la nature même des choses (« There’s no gift between nations« , disait Washington), a toujours servi son intérêt avant celui du Québec. Il le fera tant que nous lui confierons l’immense pouvoir sur notre destin que la constitution qu’il nous a grossièrement imposé lui attribue. Depuis la Conquête jusqu’à aujourd’hui, les coûts moraux et économiques pour notre nation sont inestimables. L’auteur Maxime Duchesne est un puissant contributeur au débat fondamental qui est le nôtre. Il est urgent de cesser de payer le prix de notre attente et d’améliorer par l’indépendance notre âme nationale autant que notre richesse matérielle.»

Le Président général de la SSJB, Maxime Laporte a affirmé: «Les dépendantistes et autres tenants du statu quo doivent cesser une fois pour toutes de nous raconter des peurs. Ils doivent cesser de brandir des épouvantails à la face du Peuple québécois lorsqu’il est question d’indépendance. Ces discours d’autodénigrement économique n’ont pas lieu d’être, surtout lorsqu’ils sortent de la bouche du Premier ministre du Québec lui-même, qui tente de nous mystifier lorsqu’il affirme que «l’indépendance serait la pire catastrophe financière et économique qui pourrait nous frapper» (La Presse, 14 mars 2015). Comment peut-on mentir de la sorte et insulter tout un peuple en lui disant que sans la tutelle d’un autre peuple, il n’est rien? La vérité, c’est que nous avons tous les moyens pour réussir et pour devenir propriétaires de notre avenir et de nos propres affaires, à l’instar des autres économies avancées du monde! Soyons fiers de ce que nous avons bâti! Ayons confiance en nos capacités! Le Québec a tout intérêt à devenir un pays. Alors, exit le dépendantisme appauvrissant et vive l’indépendance et la prospérité!»

Par ailleurs, monsieur Laporte a tenu à rappeler que «selon les années, le Québec se classe au premier ou au second rang des pays du monde selon l’Indice socioéconomique du vivre mieux (OCDE), développé par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. (L. Godbout et M. Joanis). Il se classe au 13e rang mondial selon l’indice du développement humain de l’ONU. D’autre part, des chercheurs de Harvard ont prouvé que les petits pays sont capables de mieux réussir économiquement que les grands. (A. Alesina et E. Spolaore, 2003).»

«Les Québécois envoient chaque année environ 50 milliards $ à Ottawa, qui les investit en priorité selon ses propres intérêts et non ceux du Québec. Sur la question de la péréquation, rappelons que le Québec est la province qui reçoit le moins de péréquation par habitant après l’Ontario. Enfin, un Québec indépendant aurait le droit de choisir sa devise monétaire et de conserver la monnaie canadienne s’il le désire. Mentionnons que le Québec possède environ le quart de la masse monétaire canadienne.»

Fondée en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a grandement contribué depuis ses débuts à l’essor économique du Peuple québécois. À l’origine des Hautes études commerciales, de la Chambre de commerce de Montréal, des premières caisses d’épargne, des premières mutuelles d’assurance, de la Société nationale de fiducie, elle a été le carrefour d’économistes tels que François-Albert Angers, Esdras Minville, Jacques Parizeau et aujourd’hui, Bernard Landry.

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SOURCE: Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Pour information et demande d’entrevue (Maxime Laporte):

Claude Boisvert, responsable des communications

cboisvert@ssjb.com, 438-931-2615