Déclin de 10 points de pourcentage du français au Québec d’ici 2036

L’avenir du français n’est pas garanti
AGISSONS POUR QUE CE SOIT LE CAS!

 

Montréal, 25 janvier 2017 – La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, par la voix de son Président général, Maxime Laporte, sonne «la fin de la récréation» à la suite du dévoilement ce mercredi des résultats alarmants d’une nouvelle étude de Statistique Canada portant sur l’avenir de la langue française au Québec et au Canada.

Des projections préoccupantes
D’ici moins de 20 ans, la population de langue maternelle française au Québec, évaluée à environ 79% en 2011, chutera probablement sous la barre des 70%. Cela, pendant que l’anglais comme langue d’usage continuera assurément d’exercer une puissante force d’attraction auprès des allophones.

Au Canada anglais, le déclin annoncé du français se poursuivra de manière encore plus fulgurante, alors que la proportion de francophones hors-Québec passera normalement de 3,8% en 2011 à… 2,7% en 2036! «Toute une douche froide sur la vision fantasmagorique de la francophonie canadienne que propagent les Jean-Marc Fournier de ce monde!», a commenté monsieur Laporte.

Une obligation de garantie
Le jeune Président général a fait valoir: «Nos élus doivent impérativement se remettre au travail. Ils ont le devoir absolu de se pencher le plus sérieusement du monde, sur les mesures structurantes qui garantiront, – je dis bien garantiront aux Québécoises et Québécois qu’au strict minimum, le poids démographique du français, soit environ 80%, sera encore le même dans un siècle.»

«Il ne suffit pas d’ergoter sur la beauté de notre langue commune pour assurer son avenir. Il ne suffit pas non plus, hélas, de mener des campagnes de promotion et sensibilisation. Les demi-mesures, les vœux pieux, les courbettes législatives vis-à-vis du Canada et de ses tribunaux qui depuis 40 ans, massacrent à la tronçonneuse notre Loi 101, tout cela ne nous a jamais mené nulle part!»

Des objectifs clairs et des moyens pour les atteindre
«À moins de se résigner à laisser le Québec français se marginaliser et se folkloriser inexorablement, nos élus doivent utiliser les leviers de l’État québécois afin de parachever la reconfiguration institutionnelle entamée par Camille Laurin, père de la Charte de la langue française. Ils doivent tout d’abord établir des objectifs clairs, en termes quantitatifs, quant au maintien et à la progression démographique du français dans tous les domaines de la vie civile, notamment dans le monde du travail et en ce qui a trait à la francisation des nouveaux arrivants.»

«Pour atteindre réellement ces objectifs, une foule de mesures structurantes n’attendent qu’à être mises en place: fin définitive du bilinguisme institutionnel, sélection d’une plus grande proportion d’immigrants francophones, francisation obligatoire des nouveaux arrivants non-francophones, application de la loi 101 au cégep et aux entreprises de moins de 10 employés et plus, révision du statut bilingue de certaines institutions publiques qui, dans les faits, ne remplissent plus les critères prévus par la loi, financement équitable des institutions d’enseignement supérieur françaises et anglaises selon le poids démographique des deux communautés linguistiques, réinvestissement majeur dans les budgets de l’OQLF, etc.»

«Si, collectivement, nous avons été assez brillants pour construire les plus grands barrages hydroélectriques du monde, pourquoi diable serions-nous incapables de trouver ensemble le moyen de garantir à long terme la vitalité de notre langue et de notre culture communes», a conclu Maxime Laporte.

Depuis 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal agit comme chef de file du combat citoyen pour l’avancement de la cause du français en Amérique du Nord et des intérêts du peuple québécois.

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SOURCE:
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ssjb.com

Pour information et demande d’entrevue (Maxime Laporte):
Claude Boisvert, responsable des communications
438-931-2615, cboisvert@ssjb.com