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Le premier ministre Philippe Couillard juge «excessivement regrettables» les propos du gérant d’un magasin Adidas de Montréal, qui a dit devoir «accommoder» les francophones.

«Je vais dire un mot en français, pour accommoder la Ville de Montréal et les médias francophones», a dit le gérant de la boutique Adidas de la rue Sainte-Catherine Ouest, Alexandre Des Roches, lors de l’inauguration de son magasin, mercredi soir.

 

 

Le premier ministre Philippe Couillard juge «excessivement regrettables» les propos du gérant d’un magasin Adidas de Montréal, qui a dit devoir «accommoder» les francophones.

Des propos qui ont fait bondir d’indignation plusieurs personnalités publiques, y compris l’opposition officielle, qui n’a pas manqué de questionner M. Couillard au Salon bleu, jeudi matin.

«Que pense [le premier ministre] du mépris qui a été affiché hier par Adidas envers tous les francophones du Québec?», a demandé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

«Je vais dire de façon très ferme que, si ces mots qu’on a lus ce matin ont été prononcés, ils sont inacceptables», a rapidement tranché M. Couillard.

Adidas garde le silence le plus complet, jeudi, au lendemain d’une gaffe linguistique commise lors de l’ouverture de son nouveau magasin de Montréal qui a mené plusieurs personnalités publiques à boycotter l’entreprise.

«Le signal des chefs d’entreprise doit être clair. La langue de travail au Québec, c’est le français», a-t-il ajouté.

M. Couillard a toutefois tenu à préciser que les anglophones du Québec «sont des actifs très importants pour notre société». Il a également réitéré son intention de leur «donner encore plus d’importance».

 

 

 

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