C O M M U N I Q U É

 

 

UNE NOUVELLE RONDE DE TOURNAGE EN ROND CONSTITUTIONNEL?

D’ABORD, LA LOI 99

 

 

Montréal, 31 mai 2017 – En réaction à l’apparent «réveil» des fédéralistes québécois à l’égard du dossier constitutionnel, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) fera publier ce jeudi une page entière de publicité en quatrième de couverture du Journal Métro. S’inscrivant dans le cadre de la campagne «150ansde.ca», le message consiste à dire: «Après 150 ans de tournage en rond, c’est assez. Vive le Québec libre!»

Le Président général de la SSJB, Me Maxime Laporte, a fait valoir: «Il est heureux de constater qu’en fin de compte, l’enjeu constitutionnel se révèle comme une «vraie affaire» aux yeux des Libéraux de Philippe Couillard…»

«En ressuscitant la discussion constitutionnelle, notre Premier ministre doit être conscient des attentes élevées des Québécois, y compris des fédéralistes. Ces attentes minimales sont au moins aussi élevées qu’au temps de l’Accord du Lac Meech, sinon plus encore, – et certainement pas en-deçà», a affirmé monsieur Laporte.

Sans l’indépendance, quel rapport de force?

«D’autre part, il serait irresponsable de la part de monsieur Couillard de se transformer en marchand d’illusions… L’avenir politique et constitutionnel du Québec est une affaire existentielle pour notre Nation. On sait bien que la Constitution de 1982, imposée de force au Québec par le père de l’actuel Premier ministre canadien, s’avère cadenassée, verrouillée à double tour, irréformable. Les échecs successifs essuyés par Brian Mulroney et Robert Bourassa qui ont bien voulu la modifier, cela dans un contexte autrement plus favorable qu’aujourd’hui, le démontrent très clairement… Sans aucun recours à l’indépendance nationale, je vois mal comment le Québec peut espérer sortir gagnant de cette nouvelle aventure constitutionnelle qui nous est proposée», a poursuivi Me Laporte.

«N’empêche, si le gouvernement québécois est vraiment sérieux dans ses intentions, alors go, surprenez-nous, Monsieur Couillard! Après tout, le Québec n’a plus rien à perdre, lui qui a déjà trop perdu à ce jeu stérile… Cela dit, il y a lieu de douter qu’une approche du style «main tendue», telle qu’évoquée par le Premier ministre, puisse sérieusement être auréolée de succès… Pour discuter de constitution avec Ottawa, il faut au Québec un véritable rapport de force. Or, comment monsieur Couillard entend-il reconstruire le rapport de force que son propre parti s’est évertué à amenuiser depuis 15 ans?», s’interroge le Président général de 29 ans.

D’abord, la Loi 99

«En tout cas, avant toute chose, avant toute espèce de discussion, le Premier ministre du Québec, s’il veut se montrer crédible, doit exiger qu’Ottawa se désiste IMMÉDIATEMENT de sa contestation judiciaire de notre Loi 99.»

«Il n’y a pas à tergiverser avec le statut et les droits fondamentaux du peuple québécois à disposer de lui-même, tels que formalisés par cette loi. Le Canada doit les reconnaître. À cette étape, c’est le minimum du minimum», a indiqué monsieur Laporte.

Rappelons que depuis 2016, la SSJB, représentée par son Président général et procureur, Me Maxime Laporte, est directement impliquée dans cette affaire devant les tribunaux. Outre la sauvegarde du principe démocratique élémentaire du «50 % plus un» appliqué à l’option gagnante d’un référendum, cette cause met en jeu la reconnaissance formelle de l’existence juridique du peuple québécois, que souhaite faire déclarer inconstitutionnelle l’ancien chef du Parti Égalité, Keith Henderson.

Fondée en 1834 dans la foulée du mouvement patriote, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, vouée à l’avancement des intérêts du peuple québécois, a été de tous les grands débats constitutionnels.

 

 

 

 

Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Renseignement et demandes d’entrevue (Maxime Laporte):
Claude Boisvert, responsable des communications
438-931-2615,  cboisvert@ssjb.com