Le débat peut être consulté en entier ici

 

 

Ce mercredi à l’Assemblée nationale, nos élus ont débattu du projet de résolution suivant, déposé par le député de Bourget, monsieur Maka Kotto :

«Que l’Assemblée nationale prenne acte des dernières données du recensement de 2016 qui confirment le déclin du français au Québec;

«Qu’elle demande au gouvernement du Québec de moderniser la loi 101 afin notamment :

«D’assurer que 100% des candidats à l’immigration aient une connaissance intermédiaire ou avancée du français;

«D’assujettir les entreprises à charte fédérale aux dispositions de cette loi;

«De soumettre les entreprises québécoises de 25 à 50 employés à la procédure de certification de francisation.»

 

L’article 1 de la loi 104
Au cours du débat, la députée de Vachon, Martine Ouellet, a voulu apporter un amendement à cette motion, ajoutant :

«Que l’article 1 de la loi n° 104, seule disposition encore non effective de cette loi adoptée à l’unanimité en 2002, soit appliqué afin que les communications écrites de l’administration avec les personnes morales établies au Québec se fassent uniquement dans la langue officielle, c’est-à-dire en français.»

Je tiens à féliciter sincèrement la députée de Vachon pour cette proposition.

Rappelons qu’en septembre dernier, la SSJB a mis en demeure le gouvernement du Québec de voir à ce que cette importante disposition, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2002, ait enfin force de loi. Il faut comprendre que la tâche de fixer la date d’entrée en vigueur de l’article 1 de la loi 104 avait été confiée au gouvernement par le législateur. Or, depuis 15 ans, l’exécutif n’a rien exécuté ! Et donc, en ce qui a trait aux communications du gouvernement et de nos institutions publiques avec les entreprises, c’est le bilinguisme institutionnel qui a force de loi ; en totale violation de la lettre et de l’esprit de la Charte de la langue française.

Malheureusement, l’amendement a été battu à 58 voix contre 45, les élus libéraux présents en chambre ayant tous voté contre, ce qui est scandaleusement irresponsable et irrespectueux de la volonté unanime du législateur telle qu’exprimée en 2002 !

Quant à la motion initiale, elle a été défaite cette fois à 80 voix contre 23, les caquistes s’y opposant au même titre que leurs collègues libéraux.

Tous les prétextes les plus fallacieux ont été invoqués par ceux qui, manifestement, se satisfont pleinement du déclin du français au Québec, ou alors qui refusent de voir la réalité en face. Honte à eux !

 

Signature Maxime Laporte

Maxime Laporte
Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal