Article de Lisa-Marie Gervais paru dans Le Devoir du vendredi 30 avril 2010.

Une dizaine de regroupements de jeunes nationalistes se mobilisent pour exiger l’application de la loi 101 au cégep. C’est le cœur des revendications du nouveau Mouvement des cégépiens pour le français, dont le lancement a eu lieu hier au Club Soda, au cours d’un spectacle musique et textes.

Présent à la conférence de presse organisée par le Mouvement Montréal français, l’auteur Yves Beauchemin a rappelé l’importance de mener deux combats, celui de la lutte contre les écoles passerelles et celui de l’obligation d’étendre la loi 101 au cégep, afin notamment de continuer la francisation des immigrants.

«Ce n’est pas une fantaisie, car les derniers chiffres qu’on possède nous indiquent que 40 % des cégépiens qui ont fréquenté le secondaire en français passent au cégep en anglais par la suite, a dit M. Beauchemin qui sonne l’alarme. On voit venir le jour où, dans plus ou moins dix ans, les francophones vont devenir minoritaires à Montréal.»

Pour le président du Comité national des jeunes du Parti québécois, Alexandre Thériault-Marois, rendre obligatoire le cégep en français n’est pas une mesure anodine. «C’est le dernier niveau de formation avant le marché du travail et où on peut décider d’orienter une carrière en français. Le rôle du cégep s’est considérablement développé. C’est là qu’on va choisir notre cercle social, notre appartenance culturelle et notre futur partenaire», soutient-il.

Jusqu’ici, ni le Parti québécois ni le parti libéral ne se sont prononcés en faveur de cette mesure. Mentionnons qu’une déclaration a été signée par le Mouvement des cégépiens pour le français, mais aussi par dix autres organismes tels que le Forum jeunesse du Bloc québécois, les Mouvements étudiants pour le français de l’UQAM et de l’Université de Montréal et le Conseil jeunesse de la Société Saint-Jean-Baptiste.

Lire l’article dans le site Internet du Devoir