Ce samedi à la Maison Ludger-Duvernay, siège de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, l’organisme de francisation et d’intégration Say ça ! recevait, en collaboration avec la nouvelle Fondation pour la langue française (FLF), plusieurs familles de réfugiés-ées syriens-nes tout juste arrivées au Québec. Dans un esprit joyeux, ludique et fraternel, les participants-tes, dont plusieurs enfants, ont pu exercer leurs aptitudes en français.

À la veille de plaider le statut juridique et les droits fondamentaux du peuple québécois dans le cadre du procès de la Loi 99 qui se déroule présentement en Cour supérieure, Me Maxime Laporte, président de la SSJB et de la FLF, tenait à prendre part à cette importante rencontre.

Parlant des réfugiés syriens présents, il a affirmé: «Je suis ému et impressionné de voir à quel point ces gens, ces enfants malmenés par la guerre et l’injustice parviennent malgré tout à s’amuser, à rire. À travers leur sourire, s’exprime une part de notre humanité qui sait encore résister aux appels à la haine et au désespoir, et qui nous projette dans le beau.»

«Aimons-nous les uns les autres»

«Je suis frappé de constater la rapidité avec laquelle nos nouveaux compatriotes réussissent à apprendre le français et à s’intégrer, en particulier les plus jeunes. Il faut ressentir la gratitude et l’amour qu’ils expriment à l’égard du Québec. À nous de leur rendre cet amour en les faisant sentir les bienvenus.»

«Je tiens à rendre hommage aux bénévoles qui travaillent si passionnément pour réaliser cette mission fondamentale. Avec très peu, –voire aucun soutien de la part des gouvernements, ils montrent la voie. C’est remarquable.»

Le peuple québécois

«Quand on parle des droits du «peuple québécois», garantis par la Loi 99 que nous défendons en ce moment même à la Cour avec le concours inestimable mon associé, Marc Michaud, –lui-même immigrant, et de notre stagiaire Hedi, d’origine tunisienne, je rappelle que ce peuple comprend par définition tous les Québécois et Québécoises de toutes les origines. De la même façon, la Loi 99 reconnaît sans ambiguïté comme faisant partie de ce peuple, nos concitoyens d’expression anglaise, tout en réaffirmant les droits inaliénables des Premières nations et des Inuits à l’autonomie.»

Club de conversation française

Par ailleurs, rappelons que chaque mercredi soir depuis environ 10 ans sans interruption, le tuteur bénévole Alain Gadbois tient au 82, rue Sherbrooke Ouest, ses séances hebdomadaires du Club de conversation française Jean-Marie–Cossette pour les immigrants-tes, favorisant ainsi l’immersion et la francisation des allophones.

La SSJB

Fondée en 1834 lors du premier banquet de la Fête nationale auquel prenaient déjà part des Patriotes de toutes les origines et de toutes les confessions présentes à l’époque, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est le plus ancien organisme citoyen toujours actif pour l’avancement de la langue française au Québec et en Amérique du Nord

 

Signature Maxime Laporte

Me Maxime Laporte
Président général
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal