Chroniques de Peirre-Luc Begin publié dans Le Québécois le 5 février 2012

L’ancien ministre péquiste Marcel Léger avait un bon mot pour parler de la nécessaire coalition des forces indépendantistes au Québec : l’indépendance n’est ni à droite ni à gauche, elle est en avant! J’aime bien. Néanmoins, il est une droite qui ne participera jamais au projet indépendantiste. Pire, qui le combattra toujours et de laquelle il ne faut rien espérer.

En effet, les adeptes de la droite extrême, partisans de l’idéologie libertarienne ou ultra-libéraux, ne se joindront jamais à un projet collectif qui nécessite la solidarité (mot qui leur cause de l’urticaire) comme celui de l’indépendance. Ces apôtres de l’individualisme à tout crin et du démantèlement de l’État au profit du privé ne sauraient adhérer à un projet qui vise à doter l’État québécois des attributs d’un véritable État national.

Or, bizarrement, si la bureaucratie québécoise leur cause des boutons, la bureaucratie fédérale ne leur pose aucun problème. Il n’y a pour eux qu’un seul ennemi : l’État québécois! Eux qui veulent moins d’État s’accommodent ainsi fort bien des dédoublements administratifs entre Québec et Ottawa et de l’énorme bureaucratie fédérale… Payer pour des programmes pancanadiens au profit du ROC, pour l’entretien de la monarchie au Canada ou pour l’appareil militaire canadien? Pas de problème! Contribuer aux programmes sociaux québécois dont ils profitent eux-mêmes? Vade retro, Satana! Allez comprendre.

Comme dirait un ami, le problème avec cette droite extrême, au fond, ce n’est pas qu’elle est de droite, c’est qu’elle est profondément imbécile, tout simplement. Ces gens-là dénoncent l’écume à la bouche le « gouverne-maman » à Québec, mais ils veulent maintenir notre nation sous le contrôle de la bureaucratie du « gouverne-papa » d’Ottawa… La vision politique d’un enfant de cinq ans. Ahurissant.

Oui, l’indépendance est en avant, mais ces imbéciles-là, forcément, devront être laissés de côté…

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