Charles-Antoine Gagnon | Le Droit

Le mouvement Impératif français lance une campagne pour réclamer que la nouvelle faculté de médecine en Outaouais relève d’une université de langue française, et pour que la formation soit entièrement donnée en français.

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L’organisation demande à la population et aux organisations de la région de se mobiliser et d’envoyer des courriels aux politiciens provinciaux, toutes couleurs confondues, pour manifester leur désaccord concernant la livraison de cours en anglais alors que la majorité de la population en Outaouais est francophone.

« C’est une aberration. Ça n’a aucun sens. On ne trouve même pas ça à Moncton, au Nouveau-Brunswick, où les étudiants en médecine peuvent suivre leurs cours en français. À l’Université d’Ottawa, en Ontario, les francophones peuvent faire leurs cours de médecine en français », a lancé le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.

« C’est une aberration. Ça n’a aucun sens. On ne trouve même pas ça à Moncton, au Nouveau-Brunswick», lance le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.

 

« On demande aux gens d’intervenir auprès de leur député, auprès des ministres, auprès des chefs dans l’opposition pour infirmer cette décision », a ajouté M. Perreault, précisant que la faculté de médecine en Outaouais devrait relever de l’Université de Montréal, de l’Université de Sherbrooke ou de l’Université Laval.

« On vient de coloniser l’Outaouais en soumettant la population francophone à une université de langue anglaise qui est là pour servir 7 % de la population, et non pas pour venir servir l’Outaouais québécois », a enchaîné M. Perreault, qui a dénoncé la décision du gouvernement du Québec de donner à McGill la responsabilité de la nouvelle faculté satellite. Il a qualifié la situation de « tout à fait inacceptable, intolérable, blessante et humiliante ».

 

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