Sur cette photo prise au Lion d’or le 27 octobre 2017, dans l’ordre habituel : Pierre Karl Péladeau (président et chef de la direction de Québécor et ancien chef de l’Opposition officielle), Armand Vaillancourt (artiste émérite), Denis Monière (président de la Ligue d’Action nationale), Pierre Curzi (comédien et ancien député), Lucie Laurier (comédienne), Me Maxime Laporte (Président général de la SSJB), Andrée Ferretti (auteure et militante), Jocelyn Gagné (président de la SSJB Centre-du-Québec), Martine Ouellet (chef du Bloc Québécois et députée de Vachon), Robert Laplante (directeur de la revue L’Action nationale), Guy Rousseau (président intérimaire du Mouvement national des Québécoises et Québécois).

 

 

Hier au Lion d’or, avait lieu le souper-gala du 100e anniversaire de la revue L’Action nationale, un partenaire et allié historique de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Notre Président général, Me Maxime Laporte, et les membres du Comité de direction de la Société ne pouvaient manquer cet événement, par ailleurs animé de main de maître par notre ancienne Président générale, madame Nicole Boudreau.

Encore une fois, nous souhaitons exprimer toutes nos félicitations à L’Action nationale, ce phare de la pensée indépendantiste, pour ses cents ans d’existence. À n’en point douter, cette longévité hors du commun démontre à quel point les idées portées par la revue se révèlent toujours d’actualité, elle témoigne de l’excellence de ses intellectuels et artisans.

Parmi ceux-là, Robert Laplante, directeur de la revue depuis 20 ans et qui fut notre Patriote de l’année en 2008-2009, a toutes les raisons d’être fier. Le discours substantiel qu’il a prononcé hier était d’une puissance remarquable. Notre mouvement peut se compter chanceux d’avoir monsieur Laplante parmi ses rangs.

Dans cette allocution, il a notamment été fait allusion à la contestation judiciaire par Ottawa et Keith Henderson de la Loi 99 sur les droits fondamentaux du peuple québécois. Rappelons qu’en 2016, la SSJB a entrepris de s’impliquer directement dans cette affaire, ayant réussi à faire valoir ses arguments lors du procès. L’enjeu consiste à sauvegarder la portée formelle de cette loi adoptée en l’an 2000 par notre Assemblée nationale, eu égard au statut juridique du peuple québécois ainsi qu’à son droit inaliénable à l’autodétermination.

Voici l’extrait pertinent du discours de Robert Laplante :

« Il faut sortir de cet écartèlement entre la lutte pour le statut et la construction de la nation. Et avec la claire conscience que nous avons affaire à un Canada qui ne reculera devant rien. La candeur nous a déjà coûté trop cher. Il faut reprendre la bataille sur le front de la légitimité. Et reprendre l’initiative en tirant les conséquences des occasions ratées.
Car il y a eu des occasions. Dans un éditorial d’octobre 1995, à la veille du référendum, Rosaire Morin et moi avions proposé une approche stratégique républicaine, conciliant travail sur le statut politique et déconstruction/reconstruction du régime. Nous proposions que le gouvernement s’engage à créer une assemblée constituante, quel que soit le résultat du référendum. Si le oui l’emportait, elle permettrait d’occuper pleinement le territoire de la légitimité. Si le non l’emportait, elle permettait de conserver l’initiative, de déplacer le terrain de la lutte et de canaliser l’immense énergie qu’avaient en particulier révélée les commissions sur l’avenir du Québec. On peut imaginer ce qu’aurait donné un tel exercice mené en parallèle avec une enquête sur les violations dont continue toujours de se vanter Jean Chrétien.
Sous le choc du 30 octobre, il faut croire que le célèbre pèlerinage à New-York avait plus d’attrait qu’un éditorial de L’Action nationale…
Une autre occasion s’est présentée. Le gouvernement du Québec aurait pu constitutionnaliser la loi 99. Il aurait pu prendre appui sur elle pour doter le pays d’institutions inédites, pour créer une citoyenneté québécoise. Il a renoncé à faire le pas décisif, celui qui aurait ouvert le conflit de légitimité et lui aurait peut-être permis de reprendre l’initiative. Il s’est contenté de ce qu’il croyait être une victoire symbolique. Le résultat, nous l’avons sous les yeux : la contestation ouverte de notre droit à l’autodétermination dans un procès où la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est bien seule… »

Enfin, la SSJB encourage tous ses membres et, plus largement, tous les indépendantistes à s’abonner à L’Action nationale. Cela relève d’un devoir militant élémentaire. Il est ahurissant que cette revue indépendante, ô combien importante, peine à se financer ! Elle mérite tout notre appui et toute notre admiration.

 

Longue vie à L’Action nationale !