LA PRESSE | 4 mars 2017

Le délégué du FN s’est présenté comme responsable d’une ONG

Le président de la Société-Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB), Maxime Laporte, a affirmé que le délégué du Front national, qu’il a rencontré jeudi, s’était présenté comme un responsable d’une ONG faisant la promotion de la francophonie à l’international, et non comme un responsable de la formation française d’extrême-droite.

Dans un communiqué publié samedi, M. Laporte a ajouté qu’il ignorait les fonctions occupées par Loup Viallet au sein du FN. Il a insisté pour affirmer que l’objet des discussions avait été la francophonie et non le Front national.

M. Laporte a souligné que la rencontre, qui se voulait informelle, avait été organisée à l’improviste.

S’il s’est insurgé contre la récupération politique de cette rencontre par des partisans frontistes, il a aussi dénoncé «l’espèce de schizophrénie qu’il y a dans la sphère médiatique et sur les réseaux sociaux, qui encourage la calomnie par association, traçant des liens pour le moins ténus entre notre mouvement et les groupes d’extrême-droite, que nous veillons activement à tenir à grande distance».

Le dirigeant de l’organisme a promis que la SSJB fera «assurément preuve de plus de vigilance à l’avenir».

Il a aussi tenu à rappeler que la SSJB est une organisation non partisane qui se «dissocie fermement» du Front national. Ses positions favorables à l’accueil de réfugiés syriens sont «irréconciliables» avec celles de la formation dirigée par Marine Le Pen, a-t-il illustré.

M. Laporte a ajouté qu’il accueille des représentants de toutes les tendances politiques en visite au Québec.

«Par exemple, lorsque je rencontre un ministre libéral, cela ne fait pas de moi un libéral ! Du moins, je l’espère», a-t-il écrit.

Lors de sa visite, M. Viallet était accompagné d’Alexandre Cormier-Denis qui a déjà fait les manchettes pour ses rencontres avec la chef du FN, Marine Le Pen.

M. Cormier-Denis a également commenté la visite de jeudi d’un représentant du Front national à Montréal sur Facebook. Il a qualifié l’échange de passionnant entre des défenseurs de la langue française, de la France et du Québec.

Lors du dernier passage au Québec de Marine Le Pen, au printemps 2016, aucun parti politique d’importance n’avait accepté de la recevoir.

M. Cormier-Denis et d’autres militants péquistes avaient accepté de la rencontrer, déclenchant l’ire du chef de l’époque, Pierre Karl Péladeau. Il a répété l’expérience lors d’un déplacement en France l’été dernier.

 

 

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