PIERRE-LUC BÉGIN | ORGANISATION DU QUÉBÉCOIS | 19/09/2014

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Les impérialistes-unionistes et les adeptes du « grand soir » référendiste ont beau dire, la réalité est que les Écossais viennent de faire un pas de géant vers leur indépendance, pour peu qu’ils n’adoptent pas le discours de leurs ennemis qui tenteront de les convaincre qu’ils ont été défaits. Il n’y a donc pas à être déprimé du tout des résultats du référendum écossais, au contraire! Les Écossais viennent en effet de montrer que la persévérance peut mener à deux doigts du pays et que, lorsqu’on fait la promotion de l’indépendance, cela donne d’excellents résultats. Il ne leur reste qu’un dernier pas à franchir : tous les espoirs sont permis.

Mettons un peu les choses en perspective historique. Fondé en 1934 (ce n’est pas hier, ça!), le Scottish National Party (SNP) a été très longtemps marginal et le mouvement indépendantiste écossais largement, mais largement minoritaire. Ce n’est que dans les années 1990 et plus encore dans les années 2000 que les indépendantistes écossais, à force de détermination, ont fini par obtenir de véritables gains électoraux. Lentement. Et on était encore très loin de pouvoir penser faire l’indépendance!

[…] Quel est le résultat aujourd’hui? 45% pour le Oui! Glasgow, plus grande ville d’Écosse et troisième ville du Royaume-Uni… ne veut plus en faire partie, du Royaume-Uni!

Et il faudrait pleurnicher? Il faudrait intérioriser le discours des impérialistes et autres unionistes-fédéralistes qui vont vouloir faire croire à une immense défaite des indépendantistes? Bien voyons! J’espère plutôt que nos camarades écossais vont comprendre, contrairement à nous en 1995, que c’est une immense victoire, un énorme progrès, et qu’il leur reste bien peu de chemin à franchir pour faire l’indépendance. Bien peu. Comme disait l’autre, on se crache dans les mains et on continue le combat!

[…] Quoiqu’en penseront les éteignoirs fédéralistes, ce qui s’est passé en Écosse et ce qui se passera bientôt en Catalogne va inévitablement nous aider à ramener l’indépendance à l’avant-plan au Québec. […]

Or, tout en continuant à garder un œil sur la suite des choses en Écosse, il faudra désormais se tourner davantage vers la Catalogne. Alors que les Catalans promettent de tenir un référendum en novembre, Madrid refuse à Barcelone le droit de simplement tenir cette consultation. Madrid joue la ligne dure, une attitude qui ressemble beaucoup plus à celle d’Ottawa envers le Québec […].

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