GATINEAU, QC, le 16 nov. – Impératif français s’inquiète des orientations malsaines adoptées au Conseil général du Parti libéral du Québec le 13 novembre dernier. En totale contradiction avec le mouvement de francisation des cégeps observé dans la société civile depuis plusieurs années, les propositions libérales adoptées ouvrent la porte au bilinguisme comme mode d’acquisition des connaissances pour les étudiants francophones et allophones de niveau collégial.

S’il n’en tient qu’au Conseil général, le feu vert est donné pour l’établissement d’un premier projet-pilote pour les étudiants qui souhaitent une formation collégiale bilingue. Impératif français s’inquiète de l’influence indue des groupes qui veulent élargir la place de l’anglais dans la clientèle étudiante francophone alors qu’il faudrait au contraire augmenter les compétences en langue française chez les étudiants fréquentant des établissements collégiaux de langue anglaise. Dans un contexte de recul du français à Montréal, comment peut-on interpréter la proposition mise de l’avant par les libéraux de la Commission des communautés culturelles et par ceux de la région de Montréal, sinon que ces deux entités travaillent plutôt à renforcer la place de l’anglais sans égard à l’état de la langue française?

« Alors que 50 % des étudiants allophones fréquentent les cégeps anglophones, le gouvernement libéral a augmenté leur financement cette année pour créer plus de place, et maintenant il veut angliciser les cégeps francophones, c’est totalement inacceptable » a déclaré le président de la SSJB, Mario Beaulieu.

« Le geste est grave », assure M. Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français. « Partout au Québec, c’est le français qui doit être promu, non l’anglais ! »