MONTRÉAL, le 25 mars 2011- «Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) se fonde sur une analyse superficielle et manque d’indépendance d’avec le pouvoir politique» affirme Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal et ancien membre du CSLF. Le président de la SSJB relate « qu’ils invoquent un argument bizarroïde utilisé aussi par la ministre St-Pierre, selon lequel la loi ne devrait pas s’appliquer au cégep parce que plusieurs cégépiens sont des adultes. Pourtant, la majorité des lois sont faites pour des adultes. Les nouveaux arrivants adultes ont autant besoin de francisation que les plus jeunes. »

M. Beaulieu fait remarquer que « déjà, le président du CSLF, Conrad Ouellon s’était prononcé contre la loi 101 au cégep en invoquant une étude qui ne portait même pas sur la langue des cégeps! Par la suite, une étude de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) a clairement démontré une relation entre la langue au cégep et son usage public et privé chez les allophones et les francophones de la région montréalaise, contrairement à ce qu’avait affirmé M. Ouellon. Maintenant, le CSLF minimise l’importance du fait que 50 % des allophones vont au cégep anglais en disant que cela ne correspond pas à un exode. De plus, le CSLF émet que l’application de la loi 101 au cégep pourrait susciter des poursuites juridiques. Ces considérations nous paraissent pour le moins futiles quand on considère l’urgence de renforcer le français à Montréal.»

«De par sa structure même, cet organisme-conseil est peu crédible, car il n’est pas indépendant du pouvoir politique. On se souviendra des dernières nominations pour le moins étonnantes au CSLF par le gouvernement libéral, comme celle de Mme Sylvia Martin-Laforge, directrice du Quebec Community Group Network (QCGN), successeur d’Alliance Quebec » d’ajouter le président de la SSJB.