MONTREAL, le 12 mai /CNW Telbec/ – Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français et Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont fait parvenir une réplique à l’éditorial
de La Presse de dimanche dernier, ou André Pratte s’en est pris à Luc Plamondon qui a émis l’opinion que l’avenir de la langue française est menacé à Montréal. En taxant ce constat d' »étonnant » et de « caricatural », M. Pratte a présenté des chiffres soigneusement sélectionnés.

Mais ce que M. Pratte n’a surtout pas dit, c’est qu’en 2006, la proportion de citoyens de langue maternelle française est tombée en dessous des 80 % dans l’ensemble du Québec et sous le seuil de 50 % sur l’île de
Montréal. Les études prévisionnelles indiquent une tendance lourde vers le déclin de la proportion de francophones de la population à Montréal et dans l’ensemble du Québec. Et la solution n’est pas si compliquée. Elle constitue la normalité des modes d’aménagement linguistique à travers le monde. Comme le conclut Marc Termote, l’auteur de la fameuse étude prévisionnelle cachée par l’OQLF : c’est la Loi du sol, qui consiste à avoir une langue dans les services publics, une langue officielle qui rassemble tous les citoyens, qu’ils soient unilingues ou multilingues.

La Presse a adopté une politique éditoriale visant à étouffer le débat en laissant croire que tout va bien au Québec et que tout effort pour renforcer la Charte de la langue française relève de l’intolérance. Les Québécois se voient ainsi privés d’une information vitale sur l’avenir du français. Nous considérons qu’il est irresponsable de la part de la direction de La Presse de jouer ainsi avec l’avenir du français au Québec.

Pour une analyse plus complète voir au : http://montrealfrancais.info/node/1143

Renseignements: Philippe Perreault, (514) 839-4140, (514) 835-6319