Les gens expulsés de l’assemblée de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke (SSJBS) dimanche peuvent compter sur la « mère du mouvement » pour les épauler dans le combat pour moderniser l’organisation sherbrookoise.

 

Claude Plante  | La Tribune

Sherbrooke) Les gens expulsés de l’assemblée de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke (SSJB) dimanche peuvent compter sur la « mère du mouvement » pour les épauler dans le combat pour moderniser l’organisation sherbrookoise.

S’ils veulent intenter des poursuites judiciaires contre la SSJB de Sherbrooke, ces personnes peuvent faire appel aux services de la SSJB de Montréal, qui a lancé le mouvement au Québec dans les années 1800, intervient son président Maxime Laporte.

« Il s’agit d’un conflit interne, insiste M. Laporte. Il n’est pas question de nous immiscer dans le dossier. »

« Mais si les gens veulent faire respecter leurs droits que nous croyons lésés, ils peuvent en faire la demande et je vais la présenter à mon conseil général. Je vais certainement recommander des poursuites judiciaires. »

Rappelons que des personnes ayant déposé leur demande d’adhésion à la SSJB se sont vu refuser l’entrée à l’assemblée générale de l’organisme dimanche matin. Après avoir été appelés par la SSJB, des policiers du Service de police de Sherbrooke se sont rendus où se déroulait la réunion, pour demander aux personnes de sortir.

Le 12 avril, 505 demandes de membrariat ont été déposées à la SSJB de Sherbrooke, un organisme apolitique qui fait la « promotion des intérêts des Canadiens français » depuis plusieurs décennies.

«Cette confusion cause préjudice
à l’image de notre institution.»


C’est Étienne-Alexis Boucher, un ex-député du Parti québécois aujourd’hui président fondateur de la Société nationale de l’Estrie, qui avait lancé l’invitation, en vue de dépoussiérer la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke. M. Boucher reproche à la SSJB de graves lacunes en matière de gouvernance et souhaite faire revivre l’organisme, dont il est membre depuis un an.

Maxime Laporte mentionne qu’il faut distinguer entre cette la SSJB de Sherbrooke et la SSJB de Montréal. Cette dernière condamne les agissements des dirigeants de la SSJB de Sherbrooke et encourage les membres potentiels à poursuivre leur combat. Il souhaite qu’on désigne la SSJB de Sherbrooke en utilisant l’acronyme « SSJBS » et non « SSJB » qui appartient à la SSJB de Montréal. « Car, cette confusion cause préjudice à l’image de notre institution dont les orientations sont fort différentes de celle de la SSJB du diocèse de Sherbrooke », dit-il.

Selon cet avocat, la SSJB de Sherbrooke a refusé de prendre « le train de la modernité, de la laïcité, de la liberté quand il est passé ». En tant que « mère de ce mouvement, la SSJB de Montréal considère que la mouture actuelle de la SSJB de Sherbrooke n’est pas digne de porter le nom de notre noble institution, fondée en 1834. »

SOURCE


Janick Anctil  sur 107.7 FM Estrie:
Une assemblée hors de l’ordinaire pour la Société St-Jean Baptiste