Montréal, le 27 octobre 2009 – La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal exhorte les députés québécois de toute allégeance à faire front commun pour la sauvegarde des acquis linguistiques découlant de la Loi 104. Cette loi a arrêté le déclin de la fréquentation des écoles françaises depuis les années 1990. « La Loi 104 a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2002. Presque tous les intervenants au Québec ont dénoncé son annulation par la Cour suprême, sauf le Quebec English School Boards Association et le Quebec Community Groups Network. Même André Pratte de La Presse affirmait dans un éditorial du 21 décembre 2008 qu’advenant une décision du tribunal invalidant la Loi 104, le gouvernement du Québec serait justifié de limiter l’accès aux écoles privées […] ». La Cour suprême décrète qu’on ne peut établir aucune distinction entre l’enseignement public et privé pour donner accès aux écoles anglaises. Nous n’avons d’autres choix que d’appliquer la Loi 101 aux écoles non subventionnées pour colmater la brèche qui permet d’acheter le droit constitutionnel d’aller à l’école anglaise.

« Le premier ministre Jean Charest affirmait récemment qu’il lutterait de toutes ses forces pour la protection du français, mais jusqu’à maintenant, il a plutôt fait l’inverse », dénonce Mario Beaulieu, président de la SSJB. « Le gouvernement Charest a ouvert un programme unilingue anglais dans un cégep francophone de la région métropolitaine. Il a anglicisé le seul hôpital francophone de l’Ouest de l’île de Montréal. Il a nommé la directrice du Quebec Community Groups Network au Conseil supérieur de la langue française, et l’ancienne avocate d’Alliance Quebec et collègue de Brent Tyler, Mme Kathleen Weil, comme ministre de la Justice. Si le premier ministre du Québec n’agit pas rapidement pour dissiper les doutes et appliquer la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées, la population devra en conclure que le Gouvernement actuel sert avant tout les intérêts du Canada anglais. D’ici là, nous ne pouvons reculer davantage, il faut descendre massivement dans la rue et exiger des mesures rapides et concrètes pour renforcer le français à l’école, au cégep et à l’université. C’est pourquoi la SSJB organisera plusieurs actions et invite les citoyens à se joindre à la manifestation du RRQ devant les bureaux de Brent Tyler le 27 octobre à 12 h au 83, rue Saint-Paul Ouest, à Montréal.
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