Article écrit par Nelson Wyatt pour la Presse Canadienne paru dans le journal Metro le 4 novembre 2010.

Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal refuse qu’une rue soit rebaptisée du nom de l’écrivain anglo-québécois Mordecai Richler. Selon Mario Beaulieu, Richler, l’auteur, entre autres, de «L’Apprentissage de Duddy Kravitz» était un anti-québécois raciste.

Il cite en exemple le fait que Richler a décrit le chef des Patriotes, Louis-Joseph Papineau, comme un antisémite alors que c’est lui qui aurait fait adopter la Loi de 1832 garantissant aux Juifs l’égalité des droits. »

« Tout en reconnaissant l’immense talent de l’écrivain, qui a su si bien décrire le monde des immigrants montréalais, particulièrement les Juifs dans les années 1930, 1940 et 1950, Mario Beaulieu soutient qu’il fut une source de division en dénigrant les Québécois francophones, montrant d’eux une image défavorable.

Mordecai Richler a souvent suscité la polémique en critiquant le mouvement souverainiste dans des publications internationales. Une des ses cibles principales était l’abbé Lionel Goulx, considéré comme plusieurs nationalistes comme un héros du XXe siècle, qu’il qualifiait de vil petit prêtre, ignorant, antisémite, ne sachant pas écrire.

Le président d’un mouvement étudiant en faveur de la souveraineté, Maxime Laporte, s’oppose également à dénomination d’une rue en l’honneur de Mordecai Richler en raison de ses articles qu’il juge inacceptables et déplorables.

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