MARTIN LAFRENIÈRE | LENOUVELLISTE | 07/04/2015

Robert Laplante, directeur de la revue Action nationale, Maxime Laporte, président de la SSJB de Montréal, Roger Kemp, président de la SSJB de la Mauricie, Jacques Tétreault, porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Yves Rocheleau, membre du conseil d'administration de la SSJB de la Mauricie, et Guy Rousseau, directeur général de la SSJB de la Mauricie. Photo: Sylvain Mayer

Robert Laplante, directeur de la revue Action nationale, Maxime Laporte, président de la SSJB de Montréal, Roger Kemp, président de la SSJB de la Mauricie, Jacques Tétreault, porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Yves Rocheleau, membre du conseil d’administration de la SSJB de la Mauricie, et Guy Rousseau, directeur général de la SSJB de la Mauricie.
Photo: Sylvain Mayer

Tout en manifestant son opposition au plan d’oléoduc concocté par TransCanada, la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie souhaite sensibiliser la population de la Mauricie afin qu’elle réagisse davantage face à ce projet majeur.

Soutenue par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, par la revue Action nationale et par le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, la SSJB de la Mauricie estime qu’avec l’information disponible jusqu’à maintenant sur ce projet, elle ne peut que manifester son refus.

«On est contre le projet en raison des conséquences environnementales. Et ce n’est pas nécessaire au Québec. On n’a pas besoin de cette source d’énergie en décroissance. Ce qui fait la force du Québec est l’hydroélectricité. Ce pétrole ne donne pas de redevances aux provinces, c’est pour l’exportation. Ce n’est pas pour notre consommation», déclare Guy Rousseau, directeur général de la SSJB Mauricie, rencontré lors d’une conférence de presse présentée hier à Trois-Rivières.

L’intégrité du territoire est un élément fondamental dans la défense des intérêts du Québec, rappelle M. Rousseau. Ce projet d’oléoduc qui va diviser la Mauricie en deux sections semble passer dans l’indifférence, critique la SSJB.

«Personne n’a l’air de considérer que c’est un projet important. On va mettre une clôture à notre région et personne ne se pose de question. Le but de notre démarche est d’amorcer une mobilisation et une sensibilisation régionales sur la question de l’oléoduc», continue M. Rousseau.

Yves Rocheleau, membre du conseil d’administration de la SSJB de la Mauricie, affirme que 60 Municipalités sur les

69 concernées par le passage de l’oléoduc sur le territoire québécois manifestent soit un refus, soit une inquiétude par rapport à ce projet. Toutefois, il s’interroge sur le fait que les municipalités mauriciennes semblent bien peu préoccupées par l’oléoduc.

«Le projet touche la MRC de Maskinongé, la ville de Trois-Rivières et la MRC des Chenaux et concerne neuf municipalités. Sur les neuf, seule Batiscan est contre. Robert Lalonde (préfet de la MRC de Maskinongé), Yves Lévesque (maire de Trois-Rivières) et Gérard Bruneau (préfet de la MRC des Chenaux) sont plutôt favorables. Comment ces trois personnes peuvent être rassurées? Qu’ont-ils compris que les autres n’ont pas compris? Ont-ils signé des ententes de confidentialité avec TransCanada? Ont-ils rencontré des lobbyistes de TransCanada? La plus grande transparence s’impose et les élus ont le fardeau de la preuve», martèle l’ancien député bloquiste de Trois-Rivières, en soulignant que l’oléoduc traversera de nombreuses rivières en Mauricie et qu’il passera au nord de la prise d’eau de la ville de Trois-Rivières, une prise d’eau qui alimente quelque 100 000 personnes qui pourraient être aux prises avec des problèmes de contamination d’eau advenant une fuite du pipeline.

La SSJB de la Mauricie enverra de la documentation aux élus municipaux afin de les informer de la situation. Elle prévoit rencontrer les députés québécois pour discuter du sujet même si celui-ci relève du gouvernement fédéral.

Elle va aussi sensibiliser les organismes comme l’Union des producteurs agricoles afin de créer un espace commun pour mener une véritable discussion autour de ce projet.

SOURCE : La SSJB s’oppose au projet d’oléoduc de TransCanada