Article de Dominique La Haye paru dans Canoe le 8 juin 2010.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) dénonce le projet de loi 103 du gouvernement Charest sur les «écoles passerelles» et plaide en faveur du maintien de l’enseignement obligatoire en français pour les immigrants.
Le parti fédéral joint ainsi sa voix à une coalition menée par la Société Saint-Jean-Baptiste et qui regroupe notamment le Bloc québécois et le Parti québécois pour s’opposer au projet de loi de Québec dévoilé la semaine dernière.

«La protection de la langue française, c’est important, a déclaré le chef du NPD, Jack Layton. On essaie avec toutes sortes de mesures que nous avons proposées à la Chambre des communes d’aider avec la protection de la langue française au Québec.»

Le député d’Outremont et chef adjoint du NPD, Thomas Mulcair, accuse le gouvernement Charest d’avoir baissé les bras devant la loi 101. Selon lui, ce projet est «une feuille de route pour contourner la Charte de la langue française».

«On appuie la coalition pour veiller à ce que ce soit toujours obligatoire d’envoyer ses enfants à l’école française lorsqu’on est immigrant», a ajouté M. Mulcair.

Il déplore le fait que, selon lui, le projet permettra aux parents plus fortunés de «s’acheter un droit» d’aller à l’école anglaise. Avec ce projet, Québec envoie un signal «abominable» aux immigrants, selon le député.

«Le français c’est la langue de la réussite au Québec qui est à vaste majorité francophone, mais on est en train d’envoyer un signal tout croche aux immigrants qui est que si tu réussis, tu pourrais t’extraire de l’obligation d’aller à l’école française, qui est pour les pauvres», ajoute M. Mulcair.

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