Communiqué du MMF, MONTRÉAL, le 2 févr. /CNW Telbec/ – Le Mouvement Montréal français (MMF) a remis ce midi ses prix Harfang et Autruche respectivement à Monique Giroux et France Boucher. Le président du MMF, Luc Thériault, considère qu’il est important « de récompenser les bâtisseurs et de dénoncer les fossoyeurs de notre langue commune. Il s’agit d’un bel incitatif pour aider à la défense et à la promotion du français non seulement à Montréal, mais dans tout le Québec. »

Le prix Harfang récompense un organisme, une institution, ou un individu pour sa vigilance éclairée, ses actions à l’égard de la promotion et la défense de la langue française tandis que le prix Autruche est décerné à un organisme, une institution ou un individu pour son aveuglement volontaire.

Mme Giroux a remporté les honneurs du prix Harfang pour l’ensemble de ses contributions radiophoniques et artistiques faisant d’elle une digne ambassadrice de la culture et de la langue françaises.

« J’aime ma langue et ma culture. Je prends soin d’elles comme on prend soin de ceux qu’on aime, en tentant de leur donner le meilleur et de les mettre en valeur. J’aime ma langue parce que c’est dans ses mots que je sais dire mes joies, mes peines, mes peurs et mes amours » a expliqué Monique Giroux lors de la réception de sa distinction.

Le MMF a également remis le prix Autruche à France Boucher, présidente de l’Office québécois de la langue française (OQLF), pour avoir camouflé volontairement l’état de la situation du français et refusé de fournir la moindre analyse qualitative, même si cela faisait partie de son mandat.

Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et ancien membre du Conseil supérieur de la langue française, a relevé de nombreux exemple de censure et de report de la présentation de certaines études telles que celle de Marc Termote, qui prévoit un déclin important du français à Montréal et dans l’ensemble du Québec. Le contrôle de l’information a été dénoncé par plusieurs membres du comité de suivi de la situation linguistique et de l’OQLF. Ces manoeuvres ont abouti à un rapport quinquennal sans interprétation des résultats et remis avec plus d’une année de retard. Le rapport a aussi été critiqué par un grand nombre d’intervenants et de journalistes. Selon Mario Beaulieu, « la censure et le refus de commenter le recul de notre langue nationale par madame Boucher a prouvé deux choses : soit elle est incompétente et le gouvernement Charest accepte son incompétence, soit elle a reçu des directives lui conseillant de se taire. »