Par Rodrigue Tremblay, dans mondialisation.ca, le 2 avril 2014

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Avec son indécrottable conservatisme et son passéisme historique, le Dr. Philippe Couillard fait vraiment peur. Nous sommes en face d’un politicien dont la pensée politique en est une du 19e siècle et qui récuse […] la plupart des progrès que le Québec moderne a réalisés au cours des dernières décennies.

Avec Philippe Couillard, en effet, le PLQ a un leader qui croit plutôt que le Québec a fait fausse route avec la Révolution tranquille, et même que tous les efforts pour construire une classe d’affaires francophone, le Québec Inc., n’auraient pas dû être entrepris parce que non conformes à son idéologie du « véritable libéralisme » classique. […]

Parce que Philippe Couillard l’a lui-même expliqué dans un article radical qu’il publia dans le journalLe Devoir, le 5 décembre 2012, quand il voulut se distinguer des deux autres candidats dans la course à la chefferie libérale, les ex ministres Raymond Bachand et Pierre Moreau. Dans cet article de 2012 et intitulé « Revenir aux sources de l’idée libérale », M. Couillard se présente lui-même comme un libéral d’avant la Révolution tranquille qui a la nostalgie du bon vieux temps, soit celui des Wilfrid Laurier, Alexandre Taschereau et Adélard Godbout, tous selon lui de « véritables libéraux » partisans du laisser faire, de l’attentisme et de l’immobilisme gouvernemental. […]

Quelle différence y–a-t-il, en effet, entre Philippe Couillard et le conservateur Stephen Harper ? En réalité, ce sont deux conservateurs d’extrême droite, sauf que le premier s’exprime mieux en français que le second. […]

Les deux sont aussi des royalistes à tout crin et des admirateurs enthousiastes de l’Empire britannique et de la Reine d’Angleterre.

Les deux font partie du Conseil privé de la Reine à Ottawa à qui ils ont prêté allégeance.

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