Article de Sarah-Maude Lefebvre paru dans le Journal de Québec le 19 octobre 2009.

Plaidant que le libre-choix au collège avantage l’anglais au détriment du français, un groupe de personnalités, incluant notamment l’ancien premier ministre, Bernard Landry, sonne l’alarme et lance une campagne pour l’application de la loi 101 dans les CÉGEPS.

Selon les chiffres dévoilés aujourd’hui par Charles Castonguay, ancien professeur titulaire au Département de mathématiques et de statistique à l’Université d’Ottawa, plus de 50% des allophones s’inscrivent au cégep en anglais et ce, malgré qu’ils aient auparavant effectué leur scolarité en français.

«Les derniers recensements démontrent que l’effet « enfant de la loi 101 » est renversé au CÉGEP et qu’une majorité époustouflante d’étudiants choisissent l’anglais. Pourtant, la loi 101 avait pour but au départ d’intégrer davantage d’allophones», dénonce M. Castonguay.

Dawson plutôt que le Vieux-Montréal

Devant «l’urgence d’agir», la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le Mouvement Montréal français et l’ex-chef du Parti québécois, Bernard Landry, ont décidé de lancer une campagne pour corriger cette situation, dénonçant du même coup le financement inadéquat des universités francophones.

«Le Canada, en raison de la constitution néfaste qu’il a imposé au Québec, est un pays « bilingue et multiculturel ». Cela représente, aux yeux des nouveaux arrivants, une apparente justification pour fréquenter Dawson ou Vanier plutôt que le Vieux-Montréal ou Bois-de-Boulogne», déplore M. Landry.

«Je ne peux pas croire qu’on lit autant Le Devoir, La Presse et Le Journal de Montréal à Vanier que dans un CÉGEP de Joliette», a-t-il aussi affirmé.

Selon les chiffres dévoilés par M. Castonguay et basés sur les deux recensements les plus récents, 54% des bacheliers de 2003 ont été formés dans des universités anglophones.

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