Article de Jean-Félix Chénier publié dans Le Voir le 13 avril 2012

1- C’est le «30e anniversaire» du rapatriement de la constitution canadienne et de ses modifications radicales, apportées sans le consentement unanime de l’Assemblée nationale du Québec.

1982 doit être considéré comme «un coup» politique (est-ce un coup d’État?) puisque le Canada a alors transformé la nature de son régime politique, sans le consentement d’une composante non-négligeable du pays, à savoir l’une des nations fondatrices – la seule province à majorité francophone, le Québec. Le contexte de l’époque rend encore plus illégitime cette refondation du Canada puisqu’elle s’est opérée après une promesse solennelle de Pierre Elliott Trudeau lors du référendum de 1980 de «renouveler le fédéralisme canadien». À l’époque, toute la classe politique québécoise, fédéraliste comprise, comprenait cette promesse comme favorisant un plus grand espace politique pour le Québec dans le pays canadien. Quel fût le résultat? Une négociation menée dans le dos du Québec, dans le but évident de le marginaliser, de le folkloriser, de l’ethniciser dans le grand tout multiculturel canadien.

Car depuis 1982, la Charte canadienne des droits et libertés, enchâssée dans la constitution a permis à une multitude de groupes et d’individus de contester avec succès la loi 101 qui cherchait pourtant simplement à faire du Québec une société capable d’intégrer ses immigrants en français en Amérique du Nord. Peut-on envisager faire du Québec une société d’accueil et d’intégration dont la langue normale est le français? Dans l’esprit de 1982, c’est NON.

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