Ainsi, Uniprix sera vendu à une compagnie étrangère, sans que cela ne gène aucunement notre très provincial gouvernement dépourvu du moindre leadership en affaires… Voici donc un autre fleuron d’ici, avalé après des années d’anti-nationalisme économique, où tant d’intérêts québécois se sont vu perdre (pour quelques dollars de plus) le contrôle actionnarial et souvent administratif à long terme des Rona, St-Hubert, Cirque du Soleil, Biochem Pharma, Provigo, Domtar, Cambior, Bauer, Sico, Van Houtte, Alcan, Bombardier Capital, Bombardier Récréatif, La Senza, Maax, Softimage, Dollarama, Delisle, Vachon, Multi-Marques, Gadoua, UAP, Le Groupe Commerce, La Laurentienne Générale Assurances, Meloche Monnex, Bélair Direct, Ivaco, Unibroue, Sports-Experts, Réno-Dépôt, Urgel Bourgie, C-Mac, Sabex, Nova Bus, Prévost Car, Cinar, Sodisco, Culinar, Microcell et Fido, Télésystèmes Mobile, Intersan, Jean-Marc Brunet, Adrien Gagnon, Technilab, Celmed, Corby, Seagram, les papetières Donohue, Stadacona, Alliance, Forex, Foresbec, Avenor, Repap, Cartons St-Laurent, Consolidated-Bathurst, Abitibi-Consol et tant d’autres…

Les Libéraux auront beau prétendre que le Québec est aussi, sinon plus « prédateur » que « proie » en matière de fusions-acquisitions, tout cela n’est que poudre aux yeux. Le fait est que sous la gouverne libérale, le poids économique du Québec a diminué dramatiquement au sein du Canada et dans le monde. Moults sièges sociaux ont quitté. Des entreprises pourtant bien établies comme Électrolux à L’Assomption (dont certains ex-travailleurs ont été réduits à la misère), ont sauvagement quitté le pays. Même la Bourse de Montréal est rendue à Toronto… Sans compter qu’au plan des finances publiques, malgré l’obsession du déficit zéro ; malgré les mesures d’austérité libérales, prétendument salutaires mais en réalité injustes et appauvrissantes ; malgré le crédo du Fonds des générations ; malgré les restructurations, notamment en santé, qui devaient supposément faciliter la tâche de l’Administration ; malgré l’augmentation des seuils d’immigrations, qui devaient censément apporter de l’eau au moulin des entreprises en quête de cheap labor profitable ; le fait est qu’en une décennie et demie, la dette a pratiquement doublé, nos services publics se sont dégradés, le filet social s’est aminci, les riches se sont enrichis, la classe moyenne s’est appauvrie, le pouvoir d’achat des citoyens a régressé, bref nous avons au mieux stagné.

Heureusement, le Québec demeure malgré tout, un pays riche et pourvu d’un potentiel extraordinaire. Cela étant, la chose n’a plus à être démontrée : ceux qui veulent nous provincialiser davantage n’ont fait, justement, que provincialiser davantage notre économie et notre sens du succès…

L’ambition de faire du Québec un pays, la volonté de construire collectivement notre destinée, voilà la seule issue qui nous sortira de la morosité, de la « médiocrité », dixit Maurice Séguin, et de la torpeur. Un Québec libre sera un Québec riche, prospère et gagnant. Cessons de perdre, cessons de reculer. Devenons boss de notre avenir! Et Congédions les Libéraux. Congédions Ottawa! Ensemble, saisissons-nous enfin des vraies vraies affaires!

Rappelons que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est à l’origine de la Chambre de commerce de Montréal, de l’école des HEC, des premières caisses d’épargne, de la Société nationale de fiducie, des premières mutuelles d’assurance, et de tant d’autres réalisations historiques qui sont au coeur de notre développement économique. Il y a près d’un an, nous avons présidé au lancement d’un ouvrage fort important : le livre « Finances d’un Québec indépendant » du jeune chercheur Maxime Duchesne, avec préface de notre président d’honneur, Bernard Landry.

Après avoir participé à construire l’économie du Québec moderne, la SSJB est d’avis que la véritable étape qu’il nous reste à franchir afin de nous garantir un avenir économique digne de ce nom, consiste à réaliser notre indépendance politique. Le dépendantisme au Canada nous appauvrit, n’en déplaise à tous ceux qui tentent de nous mystifier en voulant nous convaincre des soi-disant grandes vertus d’appartenir à un ensemble qui n’a jamais fait que nous écraser, en superposant ses intérêts aux nôtres. Nous vous invitons donc à vous procurer ce livre remarquable sur les finances d’un Québec indépendant qui démontre que l’indépendance nationale serait parfaitement viable pour le Québec, qui se trouve d’ailleurs en meilleure position financière que lors du référendum de 1995 pour aller de l’avant.

Vive le Québec libre!

 

Signature Maxime Laporte

Me Maxime Laporte
Président général
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal