Lettre publiée sur Profs contre la hausse le 13 avril 2012

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport,

Étant professeur(e)s dans plusieurs universités du Québec, nous nous sentons concerné(e)s par la grève des étudiant(e)s et le possible dégel des droits de scolarité. Nous vous écrivons pour appuyer la suggestion d’un moratoire d’un an sur la hausse des droits de scolarité et la tenue d’États généraux sur l’éducation postsecondaire comme le demande la Fédération des enseignantes et enseignants du Québec et la coalition citoyenne Estrie. Nous soulignons que, le 30 mars dernier, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université a également demandé la tenue d’un débat de fond, sous forme d’États généraux, consacré à la mission et à l’avenir de l’université québécoise.

Nous pensons qu’il est important qu’un débat de société se fasse afin d’analyser les conséquences possibles d’un dégel des droits de scolarité, des récents changements dans le modèle de gestion et de financement des universités, ainsi que du rôle complémentaire des universités et des CEGEP afin d’offrir les meilleures options de formation à la jeunesse du Québec. Si la société décide de modifier le modèle universitaire québécois ce devrait être après un tel débat et non pas dans le cadre d’un exercice budgétaire. Nous savons tous que l’allocation de dépenses dans un budget est un choix et qu’il existe des alternatives pour financer l’éducation supérieure de façon équitable sans pour autant pénaliser les étudiants.

Lettre complète sur profscontrelahausse.org