Article de Julien Arsenault paru dans le site de La Presse du 14 novembre 2011.

De leur côté, le Mouvement Québec français (MQF) et le Mouvement Montréal français (MMF) se sont insurgés de la campagne proposée par l’OQFL, affirmant que le Québec est maintenant prêt à verser jusqu’à 50 000 $ en subventions à des entreprises afin qu’elles respectent les dispositions de la Charte.

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture et des Communications Christine St-Pierre, les deux organismes ont estimé dimanche que les entreprises fautives devraient garnir les coffres du gouvernement plutôt que faire le contraire en recevant des subventions généreuses.

Pour le président du MQF, Mario Beaulieu, il est temps que le gouvernement Charest adopte la ligne dure envers les entreprises toujours récalcitrantes.

«Je crois que nous sommes rendus là, a-t-il expliqué en entrevue. Ça fait longtemps que des mesures incitatives sont proposées, que rien n’avance, et que la langue française continue à perdre du terrain à Montréal.»

Après la manifestation la fin de semaine dernière au centre-ville de Montréal afin de dénoncer le recul du français dans les commerces de la métropole, le MQF et le MMF demandent maintenant à Mme St-Pierre d’entreprendre des procédures judiciaires envers les entreprises dont les bannières ne sont pas conformes et de réclamer des amendes.

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