COMMUNIQUÉ DE PRESSE | SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL | 27/08/14

[@Photo : Robert Etchevery

[@Photo : Robert Etchevery]

Au nom de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de ce grand homme qu’était monsieur Marcel Masse.

En 2012, c’est avec fierté que la SSJB a décerné à monsieur Masse la médaille Bene Merenti de Patria pour l’ensemble de ses accomplissements et des services qu’il a rendus à la nation. Il fut un patriote exemplaire, un amoureux du peuple et un ardent défenseur de la langue française et des intérêts du Québec. Nous devons honorer la mémoire de cet homme inspirant au parcours extraordinaire.

J’invite donc les membres de la SSJB et la population à être présents, tout comme moi, aux obsèques qui auront lieu à la cathédrale de Joliette ce lundi 1er septembre, 14h00.

Né à Saint-Jean-de-Matha en 1936 dans la dernière maison habitée par Louis Cyr, symbole de la force de l’homme, Marcel Masse a, tout comme l’auteur de ces lignes, fait ses études au Séminaire de Joliette, aujourd’hui Académie Antoine-Manseau. Lanaudois très reconnu, il a œuvré tant sur la scène politique fédérale que québécoise, ayant été élu pour la première en 1966 comme député de l’Union nationale dans Montcalm.

Plus jeune ministre de l’histoire du Québec à l’âge de 30 ans, il occupa sous les gouvernements de Johnson et Bertrand, les postes de ministre d’État à l’Éducation,à la Fonction publique et à l’Office de développement de l’Est-du-Québec, ainsi que ministre des Affaires intergouvernementales. En tant que ministre délégué à l’accueil des chefs d’État durant l’Exposition universelle de Montréal, il accompagna le président de la République française Charles De Gaulle lors de sa fameuse visite en 1967. Puis, de 1971 à 1973, il siégea comme député indépendant.

De 1984 à 1993, il fut élu à la Chambre des Communes sous la bannière du Parti progressiste-conservateur et occupa plusieurs postes dont ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources, ministre délégué à la Francophonie et ministre de la Défense nationale. Monsieur Masse décida de ne pas se représenter aux élections de 1993.

En 1995, année du référendum, il fut vice-président de la Commission nationale sur l’avenir du Québec et président du comité régional de Montréal pour le OUI lors de la campagne référendaire. La même année, il fut nommé président de Conseil de la langue française, fonction qu’il n’occupa que pour une courte période avant de devenir délégué du Québec en France de 1996 à 1997. Entre 1997 et 2000, il fut président de la Commission des biens culturels du Québec.

Nommé officier de l’Ordre national du Québec en 1995, officier de la Légion d’honneur de France en 1999, cet historien a été fait commandeur de l’Ordre des Palmes académiques pour sa contribution à la défense de la langue et de la culture françaises. Parmi toutes les initiatives qu’il a lancées, citons la  commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, qui répertorie et met en valeur les lieux témoignant de la présence française en Amérique, et l’Encyclopédie du patrimoine français de l’Amérique du Nord. Pour lui : « La coopération France-Québec est de l’oxygène nécessaire au maintien et au développement d’une nation de langue française en Amérique du Nord et cela ne peut se réaliser qu’avec une adhésion éclairée et forte de la population. »

 

Monsieur Masse,
la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vous salue.

 

Signature Maxime Laporte r
Me Maxime Laporte

Président général
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal