Chroniques de Sophie Durocher publié dans le Journal de Montréal le 12 décembre 2011

JE ME SOUVIENS

Pendant un dîner organisé par l’Association pour les jeunes adultes juifs, il conseille carrément aux jeunes anglophones de fuir le Québec.

Après la parution de son livreOh Canada ! Oh Quebec !, des anglophones l’accueillaient parfois dans les restaurants en criant: « faites-les baver, ces frogs ».

Dans ces écrits, articles ou pamphlets, il fait référence aux francophones comme étant une « collectivité tribale ».

Pour se moquer de l’obligation pour les commerces d’afficher en français deux fois plus gros qu’en anglais, il crée la Société deux fois plus, « pour obliger les habitants du Québec à parler le français deux fois plus fort que l’anglais ».

En 1992, pour ridiculiser l’idée de la séparation, il laisse entendre à la BBC que « les anglophones devraient déclarer l’indépendance des Cantons de l’Est, parce qu’ils sont majoritaires dans cette région ».

Après le référendum de 1995, pour se moquer de la SSJB, il crée la Société Impure laine, qui a pour but de remettre le prix Parizeau: une caricature de Jacques Parizeau.

Bref, chaque fois qu’il en a eu l’occasion, au lieu d’entamer le dialogue avec ses compatriotes, Richler, qui parlait à peine le français, a choisi d’humilier ou de caricaturer la majorité francophone.

Je comprends qu’il a écrit des livres superbes, L’apprentissage de Duddy Kravitz, Le monde de Barney, etc. Mais son combat ressemblait beaucoup à de l’acharnement.

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