Le Patriote – sept 2016
L’organisation citoyenne du Drapeau de la Famille, avec la participation de la SSJB de Montréal, tenait le 26 juin dernier la neuvième édition de la grande « Mission de paix sur le fleuve Saint-Laurent », une expédition de plus de 10 jours en rabaska (canot) de Kahnawake à Québec. Cette activité oeuvre à sensibiliser la population à la perspective des Premières nations sur notre monde. La Mission cherche de plus à retisser les liens de confiance entre la nation québécoise et les Premières Nations. Avec l’actualité entourant la construction de l’oléoduc Énergie Est et la réalité des Premières nations, il va sans dire que la Mission prend tout son sens.

mission

SE RETROUVER EN NOUS ET ENTRE NOUS
Établis en « Amérique » depuis des millénaires, ceux qu’on appelle les Autochtones ont dû traverser moult épreuves dans leur résistance aux fléaux de l’invasion des Blancs. Au Canada, leur histoire constitue une véritable odyssée tragique, marquée par la tyrannie d’un colonialisme qui perdure encore et par la violence, la dépossession, le racisme, l’assujettissement et l’assimilation qui en sont le prolongement, a affirmé Maxime Laporte.

Il a poursuivi: Les injustices d’hier se sont traduites en un malheur permanent. Quant à la résistance, tantôt elle vint à se laisser endormir au son des berceuses du régime, tantôt elle fulmina bruyamment. Mais ce qu’il ne faut jamais oublier, et ce qu’on doit retrouver, c’est cette alliance extraordinaire qui existait entre la plupart des Premières nations et les colons de la Nouvelle-France, devenus canadiens puis québécois. Une telle «empreinte» sur notre développement des pratiques sociales et politiques des Premières nations, ainsi que de leur culture, s’est révélée marquante au plan historique ; une véritable source de métissage et d’enrichissement mutuel. Cette alliance naturelle, détruite par l’envahisseur anglais, il faut la retrouver, cela au plus profond de nous, dans un esprit de paix et de solidarité, et en redonnant vie aux traités ancestraux, notamment le « Wampum à deux voies » du début du 18e siècle, dont on doit s’imprégner à nouveau.

Photo prise à l’arrivée des rabaskas à Lanoraie, au terme de la seconde étape du périple. On peut voir des participants d’origine atikamek, ainsi que le député de la Pointe-de-l’Ile Mario Beaulieu, le porte-parole de l’organisation du Drapeau de la famille Yvan Bombardier, et Maxime Laporte, qui a lui-même pagayé plus de 80 kilomètres sur le fleuve pour la paix entre les peuples !

Photo prise à l’arrivée des rabaskas à Lanoraie, au terme de la seconde étape du périple. On peut voir des participants d’origine atikamek, ainsi que le député de la Pointe-de-l’Ile Mario Beaulieu, le porte-parole de l’organisation du Drapeau de la famille Yvan Bombardier, et Maxime Laporte, qui a lui-même pagayé plus de 80 kilomètres sur le fleuve pour la paix entre les peuples !

RÉFLEXION SUR L’ENVIRONNEMENT ET SUR LE POUVOIR DES FEMMES
Yvan Bombardier, représentant autorisé du Clan du Loup de Kahnawake et porte-parole de la Famille, a mentionné : Ce sont cinq Premières nations et plusieurs membres des diverses communautés culturelles qui participent à ce projet et apprennent à vivre ensemble dans l’harmonie. La cohésion sociale est un concept clé chez les peuples autochtones, car sans cohésion, c’est la survie du groupe qui est menacée.

Il a tenu à faire valoir que La perspective matricentriste est un autre concept clé, car nous sommes tous enfants de la Terre-Mère, une « entité féminine ». L’importance des femmes n’est donc pas à négliger, ce que l’on oublie trop souvent dans le système patriarcal.

Monsieur Bombardier a conclu en disant : Le fleuve Saint-Laurent a une valeur inestimable pour les Québécois, car environ 45 % d’entre eux s’en abreuvent. Naviguer en rabaska sur ce cours d’eau entre Kahnawake