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Photo de Mathieu Breton

Claudette Carbonneau, patriote

Première femme présidente de la CSN, Claudette Carbonneau n’est pas seulement une syndicaliste mais aussi une femme profondément engagée dans la défense de la démocratie. Elle se démarque par la profondeur de ses réflexions et un souci de justice qui l’amène à prendre souvent position pour la défense des composantes populaires de la société québécoise. Dernièrement, elle a été invité à élargir le débat sur l’éducation supérieure pour renouer avec les idées forces du rapport Parent sur la question de la démocratisation de l’enseignement supérieur au Québec.

Au regard de l’histoire, elle fait le lien avec l’esprit des patriotes en associant les combats pour la démocratie et l’égalité à la lutte nationale. Elle travaille aussi à remettre la lutte pour l’indépendance du Québec à l’avant-plan et à en élaborer la stratégie de mise en oeuvre en faisant partie du comité sur la souveraineté. À ce titre, madame Carbonneau, avec sa sagesse reconnue et sa force tranquille, est devenue une des garanties de la pérennité du projet indépendantiste.

Dominic Champagne, patriote

Le prochain lauréat est auteur, metteur en scène et concepteur de spectacles. Diplômé de l’École nationale de théâtre en écriture dramatique, il est le cofondateur et le directeur artistique du Théâtre il va sans dire qui demeure, depuis 25 ans, son lieu de création de prédilection. Il a été membre de plusieurs associations, regroupements et conseils d’administration dans le domaine culturel.

Homme de théâtre, il a signé la création, à la scène comme à la télévision, d’une centaine de spectacles et d’émissions dramatiques dont la récente pièce Tout ça m’assassine. Il a été récipiendaire de très nombreux prix et distinctions pour sa grande contribution au milieu culturel.

Dominic Champagne a joué un rôle important dans les mobilisations printanières de cette année. Il s’est investi sans relâche dans l’organisation de ce grand rassemblement de plus de 250 000 personnes pour le Jour de la terre du 22 avril. Il milite pour le bien commun, le partage de la richesse, le respect des droits de tous les citoyens et de l’environnement.

Louis-José Houde, patriote

Notre prochain lauréat, consacré humoriste de l’année à trois reprises, récolte les honneurs depuis sa sortie de l’École nationale de l’humour en 1998.

Avec ses quelques apparitions au cinéma et ses différentes expériences d’animateur à la télévision, cet humoriste a littéralement conquis le public québécois par son talent, sa polyvalence et son charisme. Sur scène, c’est avec un enthousiasme contagieux et des métaphores hilarantes qu’il aborde les thèmes qui lui sont chers.

Toujours soucieux de faire rayonner la langue française, il entreprend à son retour une courte tournée où il ira à la rencontre de onze communautés francophones du Canada.

Après 900 représentations de ses deux premiers spectacles, il entame actuellement sa troisième tournée avec Les heures verticales, son nouveau spectacle qui le mènera aux quatre coins du Québec… et plus loin encore, puisque nos cousins français se préparent de nouveau à l’accueillir en 2013.

Il a été le porte-parole de la campagne de l’OQLF Ici, on commerce en français. Sa prestation sur l’achat en français à l’ouverture du gala de l’Adisq (2008) a marqué notre imagination.

Maria Mourani, patriote

La passionaria, ce vocable n’est pas exagéré en ce qui concerne la militante Maria Mourani avec qui j’ai eu le plaisir de militer alors qu’elle était président du PQ de Montréal-Ville-Marie. Maria Mourani est devenue député du Bloc Québécois au moment où Jean Charest prenait le pouvoir à Québec. Élue en 2006 dans une circonscription difficile, tout de suite sa figure de résistante et de batailleuse est apparue avec force. Lors de la défaite amère du Bloc Québécois à l’élection de 2011, elle a comme qui dirait sauvé le navire. Elle a résisté à la vague.

Son histoire n’est pas banale. « Née en Côte d’Ivoire à Abidjan de parents d’origine libanaise, Maria Mourani a vécu sa plus tendre enfance à Abidjan et une partie de son adolescence en France. Elle est arrivée au Québec en 1988 avec ses parents, deux frères et une sœur. Elle fait ses études supérieures à l’Université de Montréal où elle obtient un baccalauréat en criminologie et une maîtrise en sociologie. Elle travaille comme agente de libération conditionnelle, puis devient éducatrice au Centre jeunesse de Montréal. En 2006, elle publie : «La face cachée des gangs de rue» puis en 2009 : «Gangs de rue inc.»

L’une des premières depuis le référendum de 1995, elle a perçu qu’il fallait relancer la bataille de la langue. Naturellement, elle s’implique dans la fondation du Mouvement Montréal Français. Le Québec a découvert alors un nouveau tribun, une voix particulière qui avait la magie de conquérir une salle et d’insuffler un nouvel espoir.

Fred Pellerin, patriote

Comme Gilles Vigneault, il a décidé de mettre son village sur la carte du monde. Comme Gilles Vigneault, il nous a fait découvrir que c’était son village qui contenait l’univers. Saint-Élie-de-Caxton est le nouveau Natasquan des temps modernes.

Tout cela a commencé par de simples contes qu’il colportait à gauche et à droite. Puis il s’est mis à gagner des prix, à faire des chansons et à faire le gala de l’Adisq, et là aussi à gagner des prix, puis avec Luc Picard un puis deux films. Babine et Ésimésac.

Ce que Fred Pellerin a fait, c’est de prendre le parti de la culture québécoise. Il a pris le taureau par les contes, et de peigne et de misère, mais en y mettant une odeur de muscle, il a arraché du temps à la mort de notre mémoire.

Faut-il se surprendre que les Québécois se soient mis à l’aimer, à reconnaître en lui quelque chose qu’ils avaient en eux? Et il faut croire que lui aussi a montré un certain amour du Québec. On le voit par ses déclarations sur la langue, sur la nécessité d’un avenir qui nous soit commun. On le voit par sa volonté de combattre l’oubli. Comme le petit village de Saint-Élie-de-Caxton qui contient toute l’humanité, les mots de Fred Pellerin contiennent toute notre espérance et tous nos combats.

Jasmin Roy, patriote

Le prochain lauréat est un artiste québécois qui fait une carrière très diversifiée en tant que comédien, reporter et chroniqueur. Le grand public l’a découvert dans le rôle de Mathias Bélanger dans la populaire émission Chambres en ville, comme animateur dans Salut, Bonjour!, De bouche à oreille, La tribune d’Occupation double, sa chronique dans le magazine Dernière Heure. À la radio, il œuvre au Showbiz Chaud au 98.5 FM, Le Magazine du Week-end.

Dans son métier de comédien à Caméra Café, Trucs au Cube. Après avoir créé le spectacle Les Gaydailles diffusé dans le cadre du Festival Juste Pour Rire, il a été porte-parole de La Fierté Montréal en 2009, il a dénoncé l’homophobie avec une grande efficacité dans son livre Osti de Fif.

Avec sa Fondation Jasmin Roy, il joue un rôle majeur dans la lutte contre l’intimidation, la discrimination et la violence faites aux enfants en milieu scolaire.

Julie Snyder, patriote

Notre prochaine lauréate bouscule depuis plus de 25 ans la télé québécoise par son ton, son sens de l’humour, son énergie et ses idées novatrices. Certaines des émissions qui ont jalonné sa carrière font aujourd’hui partie de la mémoire collective. De Sortir, en passant par Le Poing J, jusqu’aux grands spéciaux de Céline Dion, toutes ses productions ont pour mission de mettre en valeur la créativité québécoise, dont elle est, elle-même, un des plus beaux fleurons.

Sa carrière d’animatrice en France lui a permis de créer un pont, avec les agents culturels de la mère patrie, pour permettre aux artistes des deux côtés de l’océan de faire briller leurs talents.

C’est une grande rassembleuse qui réunit des millions de Québécois et de Québécoises devant Star Académie, émission phare de la chanson québécoise.

À ce jour, Julie Snyder a réalisé pas moins de 2000 entrevues et récolté plus de 20 prix récompensant aussi bien sa carrière d’animatrice que de productrice.

Les engagements sociaux menés à titre personnel par Julie Snyder sont nombreux, entre autres la prise en charge des traitements d’infertilité par le Régime d’Assurance Maladie du Québec, l’allaitement maternel, et son soutien à la Chaire québécoise en oncologie ORL.

Passionnée d’histoire et alarmée par la méconnaissance de trop de nos compatriotes sur leur propre passé, Julie Snyder s’est associée à Marie-France Bazzo pour créer La Boîte à Histoire, une compagnie de production qui réalise la série de capsules historiques Le Québec, une histoire de famille.

Julie Snyder aime sa patrie et les gens qui l’habitent. C’est cet amour des gens de chez nous qui guide toute ses réalisations.

Brigitte Haentjens, patriote

Brigitte Haentjens est metteure en scène québécoise et franco-ontarienne d’origine française. Elle aentrepris une carrière de directrice artistique et de metteure en scène qui s’est déployée en Ontario français, où elle a dirigé le Théâtre du Nouvel-Ontario de 1982 à 1990. Puis au Québec où, après avoir veillé aux destinées artistiques du Théâtre Denise-Pelletier, elle a fondé sa compagnie Sibyllines en 1997.
Brigitte Haentjens est l’une des instigatrices du Moulin à paroles, un évènement littéraire ayant eu lieu sur les Plaines d’Abraham à Québec les 12 et 13 septembre 2009.
Elle est aussi une des organisatrices de Nous? (avril 2012), un évènement où une centaine d’auteurs ont lu des textes originaux sur le thème de la démocratie au Québec.

Louise Beaudoin, patriote

En 1969, Louise Beaudoin a travaillé au ministère des Affaires intergouvernementales, avec Marcel Masse et Denis Vaugeois. Au cours de sa longue carrière, elle a été successivement, ministre déléguée aux Affaires intergouvernementales canadiennes, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Louise Beaudouin a travaillé activement à la préparation de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée par une majorité écrasante d’États membres lors de la 33e Session de la Conférence générale de l’UNESCO.

Elle a été ministre responsable de la création des Journées de la culture du Québec et de l’inauguration de la Grande Bibliothèque du Québec.

Gilles Julien, patriote

Notre prochain Lauréat pratique la médecine depuis près de quarante ans. Il a été notamment chef du département de pédiatrie de l’Hôtel Dieu de Lévis, directeur du Département de santé communautaire à l’Hôtel-Dieu de Montmagny, directeur du Département de santé communautaire de l’Hôpital Sainte-Justine et consultant en Albanie pour le projet d’organisation des services de santé de base pour la Banque mondiale. Il a travaillé aux Iles Comores avec le soutien du Fond des Nations Unies pour le développement des populations. Il a été associé au centre hospitalier de l’Université Laval pour desservir la population inuit du Nunavik.

Il a été directeur clinique des deux premiers centres de pédiatrie sociale en communauté qu’il a fondés dans deux quartiers défavorisés de Montréal. Depuis 2007, il est président et chef de la direction de la Fondation du Dr Julien, un organisme de bienfaisance qu’il a créé en 2007 pour assurer la pérennité de la pratique de la pédiatrie sociale en communauté.