Sur l’enjeu du français dans l’affichage commercial, monsieur Lisée n’a pas un plan aussi solide qu’il ne le prétend. En fait, celui-ci se révèle plus mou encore que le « naufrageur » libéral Robert Bourassa, tel qu’il le qualifiait lui-même il n’y a pas si longtemps. Rappelons qu’à la fin des années 80, le Premier ministre Bourassa avait « osé réussir » en cette matière, lui qui s’est prévalu de la clause nonobstant afin de suspendre les effets de l’arrêt Ford rendu par la Cour suprême. Fondé sur une constitution jamais signée par le Québec, ce jugement avait mis la hache dans les dispositions de la loi 101 relatives à l’unilinguisme français dans les enseignes commerciales.

Le courage, le vrai, n’est plus, hélas, l’apanage de nos dirigeants politiques. Très loin du « chemin des victoires », le naufrage de l’indépendance, entamé sous Bourassa, fait maintenant place au naufrage du Québec français… Or, c’est toute la nation québécoise qui, un jour ou l’autre, en paiera le prix.

Nous nous désolons d’avoir à le dire. Surtout, nous ne souhaitons pas nuire à la nécessaire convergence des forces vouées à l’émancipation du Québec. Mais, nous ne nous tairons pas pour autant. De toute façon, notre mandat et notre mission historique ne nous le permettraient pas.

ANNONCE À VENIR PROCHAINEMENT
Heureusement, notre bonne vieille Société nationale, la SSJB, entêtée d’avenir depuis 1834, tient le fort et continuera certes à jouer du coude et à botter des derrières pour générer un tant soit peu d’avancement collectif en cette prôvince… Soyez à l’affût, car cette semaine, au-delà des débats difficiles en cours, nous ferons une annonce très importante et fort constructive en ce qui a trait à la langue.

Espérons que cela en inspirera certains.

Vive le Québec libre et français !

Signature Maxime Laporte

Maxime Laporte
Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal