Article de Sylvie Branch paru dans L’Hebdo Journal le 2 décembre 2009.

La Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie et la Coalition pour la promotion de l’enseignement de l’histoire au Québec demandent à Québec de revoir les programmes d’histoire tant au niveau du primaire, du secondaire, du collégial que de l’université.
«Le contenu actuel vise à faire la promotion du multiculturalisme au détriment de l’histoire du Québec. Il faut savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va!», note le président de la SSJB de la Mauricie, Yves St-Pierre.

«La population doit se mobiliser, ça prend une pression populaire sur les politiciens pour avoir un impact», laisse entendre M. Beaulieu.

Pour arriver à des résultats concrets et pour voir une vraie transformation, les membres de la coalition somment la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, de revoir le programme.

Situation urgente

Depuis la réforme de l’éducation en 1999, les heures consacrées à l’histoire sont considérées comme étant du temps indicatif et non prescriptif. Ce qui veut dire que les enseignants ne sont pas tenus de se conformer à ce nombre d’heures. Ils peuvent donc, par exemple, couper sur les heures des cours d’histoire pour enseigner autre chose. «Un redressement est urgent et la Société des professeurs d’histoire du Québec propose des améliorations pour tous les niveaux d’enseignements, notamment que les élèves de la 3e année à la 5e année du primaire reçoivent 100 heures prescrites d’enseignement de l’histoire et que tous les finissants du niveau collégial soient en mesure de reconnaître les fondements historiques du Québec contemporain», affirme le président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Laurent Lamontagne.

Pression populaire

«La population doit se mobiliser, ça prend une pression populaire sur les politiciens pour avoir un impact», laisse entendre M. Beaulieu. La Coalition pour l’histoire a fait plusieurs demandes auprès de la ministre Courchesne afin de la rencontrer et pour discuter de la problématique. Les membres ont affirmé qu’ils continueront à adresser des demandes en ce sens au bureau de la ministre.

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