Article de Renart Léveillé publié dans Le Globe.ca le 7 décembre 2011

Le Québec ne participe pas déjà « à la mouvance contemporaine »? Force est de constater que la vision de l’auteur par rapport au Québec est sombre et aveuglée par on ne sait trop quoi. Une minorité d’anglophobes primaires qui l’ont trop impressionné? Quelques nationalistes ultraconservateurs qui ne jurent que par leur petit bout de campagne québécoise et qui seraient pour lui extrêmement représentatifs du portrait collectif québécois?

Et puis, pour revenir à la langue, n’est-ce pas un discours qui occulte le fait que, dans le « reste du monde », il y a des pays pour donner du chien à leurs politiques linguistiques, et même des pays anglophones?
photo globe

Il n’est pas question de se replier sur soi ni de rejeter les autres. Mais bien de clarifier le contrat social pour faire en sorte que soit sans équivoque la volonté que la langue française continue de s’épanouir auprès de tous les habitants du Québec comme langue de communication commune et véhicule de la culture d’ici, au moins ici (il serait naïf de croire qu’on pourrait exporter notre culture majoritairement en français québécois, l’histoire ne nous ayant pas donné autant raison que les colonies britanniques). J’écris « la volonté », mais il est certain que ce n’est pas partagé par tous, les propos de Jérôme Lussier en faisant foi.

Alors, il est bien triste de constater qu’une partie de la nouvelle génération, ainsi que bien des gens des autres générations, ne se rend pas compte du piège dans lequel elle a mis le pied. Un gros oui à l’ouverture aux autres, mais cette ouverture à une limite, et c’est celle de ne pas se nier soi-même pour accommoder le mépris ou la paresse des autres.

Parce que je crois que nous sommes importants à notre façon, pas seulement une vulgaire tache dans l’Histoire.

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