Article paru dans le site du Journal de Québec, 28/09/2010

La langue française au Québec est menacée, croit la chef péquiste Pauline Marois, qui accuse le gouvernement d’abdiquer ses responsabilités.

«Quand on est une nation minoritaire, parmi les 2 % de gens qui parlent français en Amérique du Nord, je crois qu’il y a toujours un risque d’assimilation et on devra toujours être vigilant», a dit la leader souverainiste mardi, entourée d’Amir Khadir, de Québec solidaire, de Mario Beaulieu, de la Société Saint-Jean-Baptiste, et de Gérald Larose, du Conseil de la souveraineté.

La chef péquiste et le député de Québec solidaire se sont d’ailleurs unis pour réclamer le retrait du texte législatif, qui permet selon eux l’achat d’une éducation en anglais par ceux qui en ont les moyens. Si le projet de Loi 103 est adopté tel quel, il sera désormais possible au Québec de s’acheter un droit, ont-ils dénoncé.

Alors qu’on devrait plutôt opter pour que la Loi 101 soit appliquée aux écoles privées non subventionnées, la meilleure façon selon eux de colmater la brèche dans la Charte de la langue française, le gouvernement se plie «aux diktats de la Cour suprême, un tribunal contrôlé exclusivement par une autre nation», ont déploré Mme Marois et M. Khadir.

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