La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, par la voix de son Président général, Maxime Laporte, a dénoncé ce mardi le «rabais discriminatoire à l’anglicisation» offert par le gouvernement canadien aux immigrants qui doivent passer un test linguistique en français ou en anglais afin d’obtenir leur résidence permanente. Radio-Canada a révélé que le prix des tests d’anglais était nettement plus avantageux par rapport aux tests de français qui coûteraient deux fois plus cher.


Une concurrence déloyale

Monsieur Laporte a fait valoir: «Voilà une énième démonstration de l’hypocrisie canadienne en matière de bilinguisme. Ce bilinguisme «officiel» où dans les faits, une langue en particulier, – l’anglais, se révèle nettement plus «officielle» que l’autre.»

«Alors que la langue française recule d’année en année au Canada, le fédéral, loin de s’en inquiéter, empire la situation en pénalisant ceux qui voudraient de bon gré s’intégrer en français, comme si c’était un luxe.»

«Des tests anglais qui concurrencent de manière déloyale les tests français… Autant dire une aubaine pour quiconque veut sauver un peu d’argent sur le dos du français ou un incitatif pour quiconque n’a simplement pas les moyens de payer jusqu’à 225 dollars de plus pour une évaluation française. C’est ni plus ni moins du chantage financier à l’anglicisation auquel s’adonne Ottawa en faisant obstacle à des immigrants francophones ou francotropes qui, ayant choisi d’entamer une nouvelle vie parmi nous, cherchent tout naturellement à s’épanouir dans la langue de Molière.»

Fondée en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est le plus ancien organisme citoyen toujours actif pour la promotion et la défense des intérêts du Québec et de la francophonie nord-américaine.