Presse canadienne |  ICI GRAND MONTREAL

Le producteur de cannabis albertain Aurora a présenté ses installations de Pointe-Claire, dans l’ouest de l’île de Montréal, vendredi, accueillant les médias avec du champagne, du saumon fumé et des documents unilingues anglais.

Au lendemain de l’incident survenu à l’inauguration d’un magasin Adidas, où le gérant a prononcé quelques mots en français en disant vouloir « accommoder » les médias francophones, le producteur de cannabis albertain a remis aux médias à leur arrivée une entente de confidentialité rédigée uniquement en anglais.

Cette entente de confidentialité restreignait le droit des signataires de parler du produit de l’entreprise et de prendre des images. Les journalistes qui étaient sur place justement pour parler du produit et prendre des images ont collectivement refusé de la signer.

L’événement a finalement pu débuter avec beaucoup de retard, l’entreprise étant mal préparée pour accueillir tant les médias que les visiteurs invités.

Après cette entrée en matière cahoteuse, la presse et les invités ont eu droit à une visite de l’usine de production.

L’usine de Pointe-Claire, qui produira 4000 kilogrammes de cannabis par année, n’avait pas de grande culture à montrer, puisqu’elle ne fait que commencer ses activités. En tout, seulement 216 jeunes plants de cannabis mesurant tout au plus 20 centimètres s’y trouvaient.

La tournée a permis de constater que des mesures de sécurité exceptionnelles ont été déployées afin de répondre aux exigences gouvernementales en la matière.

Aurora a cependant de grandes ambitions. Outre l’installation de Pointe-Claire, la firme a annoncé jeudi l’acquisition des installations de H-2 Biopharma à Lachute, où elle compte produire 4800 kilos de cannabis par année.

Les installations québécoises s’ajoutent à une usine existante située à Cramona, près de Calgary, qui produit annuellement 5500 kilos. Aurora a aussi l’intention d’ouvrir une méga-usine de 800 000 pieds carrés près d’Edmonton, qui produira environ 100 000 kilos de cannabis par année.

Toute la littérature et le discours de l’entreprise portent sur la marijuana à des fins médicales, pour laquelle elle détient déjà les permis, mais elle ne cache pas son intention d’investir le marché récréatif dès qu’il sera légal et qu’elle aura obtenu les autorisations nécessaires.

 

 

SOURCE