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Chantier Davie et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) unissent leur voix et demandent une intervention rapide du premier ministre Trudeau afin d’assurer l’avenir du chantier maritime de Lévis et de préserver les emplois qui en dépendent.

 

«On lance un appel clair au gouvernement Trudeau, a dit Jacques Létourneau, président de la CSN, ce matin lors d’une conférence de presse. On s’attend à un retour rapide de sa part, pas dans quelques semaines».

Pour plusieurs, le dossier de la Davie traîne en longueur depuis trop longtemps. Et avec les derniers développements, l’ancien premier ministre du Québec Bernard Landry croit que la situation s’est plutôt dégradée. «Je pense que c’est pire qu’avant parce que là, ça commence à avoir une odeur de scandale. Le chantier Davie est une institution qui est devenue extraordinaire avec le temps et voilà qu’ils se font mépriser par le gouvernement fédéral, lequel viole ses propres lois», s’indigne-t-il, en faisant référence au récent avis juridique concernant la sélection des chantiers navals pour le renouvellement de la flotte fédérale.

Selon Bernard Landry, qui accordait une entrevue à 100% Nouvelles sur les ondes de LCN, Ottawa fait erreur dans l’attribution de ces contrats et le lieu où ils sont octroyés.

 

Des cadeaux à eux-mêmes

La CSN a réussi à former une coalition arc-en-ciel incluant des patrons et des représentants de partis politiques différents dans le but de faire contrepoids au fédéral. Cet «événement mobilisateur», au dire de M. Landry, aurait été presque inconcevable à l’époque où il était en politique active.

Or, le fervent souverainiste dénonce l’injustice à l’origine de cette mobilisation. «Ne pas traiter le Québec justement, ce n’est pas la première fois que ça arrive. « There is no gifts between nations ». Là, ils ne nous ont pas fait de cadeaux, ils s’en font à eux-mêmes. Et en plus, ils ne suivent pas leurs propres lois. J’imagine que le Québec en entier va se mobiliser et, dans certains secteurs, se révolter. Le maire de Lévis a raison d’être en colère.»

Celui qui a été premier ministre de 2001 à 2003 se réjouit de cette large mobilisation, d’autant plus qu’il a été souvent témoin dans le passé «d’une certaine paresse», souligne-t-il.

«Ça me déplait de voir la façon dont les travailleurs sont traités, mais ça me réjouit de voir la réaction de la collectivité québécoise en solidarité avec ces travailleurs», conclut-il.

 

 

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