Lettre d’Anna Filomena paru dans le journal Metro du 9 septembre 2010.

Il faut prendre position contre la Loi 103, car celle-ci mènera à l’anglicisation d’un nombre croissant d’allophones et de francophones, dans un contexte où la situation du français au Québec se détériore rapidement. C’est en tout cas ce que démontrent les chiffres de manière éloquente : avant l’adoption de la Loi 104, qui colmatait une brèche permettant jusque-là à des non-anglophones d’accéder au réseau public anglais via des écoles «passerelles», le nombre de personnes déclarées, – grâce à ce stratagème –, admissibles au réseau scolaire anglophone public avait augmenté de 120 % en quatre ans (de 628 en 1998 à 1 379 en 2002, selon les travaux de Robert Maheu). Inévitablement, cette situation se reproduira si le projet de loi 103 est adopté cet automne.

De plus, cette loi créera une justice à deux vitesses, en accordant le privilège aux plus fortunés d’accéder aux écoles anglaises publiques, créant par le fait même deux classes de citoyens. Voulons-nous vivre dans une société inégalitaire, en permettant aux plus riches de contourner les lois qui devraient s’appliquer à tous? C’est pourquoi il y a lieu de défendre, non seulement la survie, mais la pérennité de la langue française au Québec, en appuyant la Coalition contre la Loi 103. Il est temps de bouger pour notre langue!

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