Agence QMI 06/09/2010

MONTRÉAL – La Coalition contre le projet de loi 103 a à nouveau demandé lundi que la Loi 101 soit appliquée aux écoles privées non subventionnées, promettant un automne chaud au gouvernement du Québec s’il persistait à permettre aux parents plus fortunés d’«acheter un passage» à l’école publique anglaise pour leur enfant, ce qu’on appelle les écoles passerelles.

Quelques heures avant le début des travaux de la Commission de la culture et de l’éducation concernant le projet de loi 103 modifiant la Charte de la langue française, la Coalition, qui regroupe une trentaine d’organismes québécois, considère que «la réponse gouvernementale au jugement de la Cour suprême du Canada aura pour effet de fragiliser, une fois de plus, la Charte de la langue française», peut-on lire dans un communiqué.

«La ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française pouvait prendre une décision courageuse, soit celle d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Loi 101, a affirmé le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu. Elle a plutôt fait le choix d’élaborer de nouvelles règles pour évaluer une demande d’admissibilité à recevoir un enseignement en anglais dans une école financée par l’État. Le cadre d’analyse et les règles n’ont même pas été formulés précisément. Ils seront adoptés ultérieurement et pourront être modifiés par simple voie réglementaire. Nous considérons que c’est une décision inadmissible et c’est le message que porteront les membres de la Coalition au cours des audiences publiques.»

Publié aussi dans le site LCN-TVA: http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/09/20100906-121339.html

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