Eric Poirier, franco-ontarien de naissance et doctorant en droit linguistique : « Dans les affaires Nguyen (2009), Solski (2005) et MacDonald (1986), ce sont les associations de défense des droits des francophones minoritaires qui intervenaient en Cour suprême contre la position du Québec. On pourrait aussi rappeler les deux affaires Blaikie (1979 et 1981), dans lesquelles Georges Forest, l’un des plus grands défenseurs du fait français au Manitoba, joignait sa voix aux adversaires de la loi 101. […]

Dans l’affaire MacDonald, le procureur général du Québec défendait le droit des municipalités québécoises de diffuser des documents de nature judiciaire rédigés uniquement en français. À l’opposé, la Société franco-manitobaine soutenait, dans un mémoire déposé en anglais seulement, que la Constitution de 1867 « protège l’utilisation de la langue de la minorité linguistique contre la tyrannie de la majorité », et que cet objectif serait trahi si la Cour tranchait en faveur du Québec, c’est-à-dire « en faveur du pouvoir de la majorité [québécoise] […] d’éradiquer l’utilisation de l’anglais dans tous les documents imprimés » (traduction libre). […]

On entend souvent dire que le Québec ignore les réalités de la francophonie minoritaire. L’entente du 2 juillet rappelle que l’inverse est aussi vrai. »

 

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