COLLECTIF DE SIGNATAIRES  dans le JOURNAL DE QUÉBEC

Le 24 novembre 2020, les élues et élus de l’Assemblée nationale ont clairement affirmé que la situation de la langue française au Québec nécessite une action gouvernementale forte. Ce front uni des élus de l’Assemblée nationale mérite d’être souligné, d’autant plus qu’il envoie un message clair à l’ensemble de la société.

La relance linguistique passe notamment par une réouverture de la Charte de la langue française, qui doit être renforcée. De plus, il est par conséquent nécessaire que l’application de la Charte soit dorénavant étendue aux entreprises de compétence fédérale situées en territoire québécois. Les Québécoises et Québécois doivent pouvoir travailler dans leur langue, le français, et la législation québécoise doit s’appliquer sur l’intégralité du territoire québécois.

 

Appuyée sur des faits

Une telle mesure est nécessaire et s’appuie sur des faits. Selon les données de Statistique Canada, le Québec comptait en 2016 quelque 240 000 travailleurs œuvrant au sein d’entreprises de compétence fédérale.

L’Office québécois de la langue française a analysé l’usage de la langue en milieu de travail par les employés de différents secteurs au Québec, y compris ceux relevant de la compétence du Parlement du Canada.

D’un point de vue comparatif, on remarque que dans plusieurs secteurs de compétence fédérale, une proportion moins importante d’employés utilise le français de façon prédominante au travail comparativement à la moyenne des entreprises du secteur privé. De surcroît, la prédominance du français au travail a diminué dans tous les secteurs de compétence fédérale entre 2006 et 2016. La mesure envisagée est donc nécessaire.

 

Volonté

La société québécoise dans son ensemble se rallie à la volonté gouvernementale et parlementaire d’étendre les exigences de la Charte de la langue française aux entreprises de compétence fédérale situées au Québec. D’une seule et même voix, nous exigeons du gouvernement du Canada qu’il s’engage formellement à collaborer avec le Québec afin d’assurer la mise en œuvre de ce changement.

 

SIGNATAIRES  :

Simon Jolin-Barrette
Ministre de la Justice et ministre responsable de la Langue française

Catherine Fournier
Députée de Marie-Victorin

Guy Ouellette
Député de Chomedey

Régis Labeaume
Maire de la Ville de Québec

Valérie Plante
Mairesse de la Ville de Montréal

Gilles Lehouillier
Maire de la Ville de Lévis

Maxime Pedneaud-Jobin
Maire de la Ville de Gatineau

Marc Demers
Maire de la Ville de Laval

Sylvie Parent
Mairesse de la Ville de Longueuil

Christian Daigle
Président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Line Lamarre

Présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Sophie Prégent

Présidente de l’Union des artistes

Marcel Groleau
Président général de l’Union des producteurs agricoles

Marie-Anne Alepin
Présidente générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Etienne-Alexis Boucher
Président de la Société nationale de l’Estrie

Thérèse David
Présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois

Sandra Dessureault
Présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie

Jacques Girard
Président de la Fondation Lionel-Groulx

Alain Martineau
Président de la Société nationale de l’Est du Québec

Jean-Paul Perreault
Président du mouvement Impératif français