Article de Geneviève Vézina-Montplaisir paru dans le journal Metro du 2 novembre 2011.

Certains mouvements citoyens fondés au cours des derniers mois, leur donnent espoir quant à l’avenir du Québec. «Actuellement, il y a un désir de changement dans la société, avec les indignés d’Occupons Montréal et les mouvements anti-gaz de schiste, souligne Gilbert Paquette, coordinateur de Cap sur l’indépendance. Ces mobilisations opérées en grande partie par des jeunes préparent l’indépendance.» «Je suis encouragée parce que je sens qu’il y a une certaine effervescence citoyenne, confie Louise Beaudoin. Dans le dernier documentaire d’Hugo Latulippe, République, un abécédaire populaire (NDLR : dans lequel 53 leaders d’opinion de tous horizons se questionnent sur l’avenir du Québec), le mot «souveraineté» n’est pas prononcé une seule fois, mais elle est sous-jacente à tout le film, car les valeurs exprimées sont toutes celles d’une nation, d’un pays.»

Le mouvement souverainiste aurait-il changé de forme? Cela reste encore à être établi, mais il semble révolu le temps où les souve­rainistes purs et durs criaient «Souveraineté!» telle une incantation. Alors que des états gé-néraux sur la souveraineté pourraient avoir lieu dans les prochains mois, et que l’on soulignera, le 4 novembre, les 30 ans du rapatriement de la Constitution canadien­ne, il est grand temps que le Québec se questionne sur sa place dans le Canada, croit Michel Seymour. «Les souverainistes doivent comprendre que la population ne voudra pas faire la souveraineté si elle ne se sent pas rejetée à l’intérieur du Canada», dit-il.

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