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Le 15 février mérite d’être souligné annuellement

 

 

L E T T R E  . O U V E R T E

 

Le Québec est l’un des plus beaux endroits du monde où la démocratie permet de cohabiter dans une paix enviable. Les Québécois forment un peuple uni et fort de ses différences. Pour la plupart d’entre nous, les conditions dans lesquelles nous vivons sont considérées comme acquises. Nous souvenons-nous vraiment qu’elles sont le fruit de durs combats menés par le passé et pour lesquels des femmes et des hommes ont sacrifié leur vie? Pour leur rendre hommage et pour nous assurer que leur héritage puisse continuer à nous guider vers l’accomplissement du Québec de demain, nous nous devons de porter en symbole cette date du 15 février.

À la défense de la liberté et de la démocratie

15 février, à 9 heures du matin, il y a 185 ans, une grave injustice est commise par la Couronne britannique. Cinq Patriotes sont pendus devant la prison du Pied-du-Courant à Montréal. Il s’agit du notaire François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, du militaire français Charles Hindelang, de l’huissier Pierre-Rémi Narbonne, du cultivateur Amable Daunais et de l’instituteur britannique François Nicolas. Ce sont les derniers des douze Patriotes condamnés à mort. Des centaines d’entre eux ont été emprisonnés, condamnés pour s’être portés à la défense de la liberté.

La répression qui a suivi la révolte des Patriotes a détruit de nombreuses vies. Des maisons ont été brulées, des hommes et des femmes ont subi des agressions impitoyables, des familles ont été brisées et plusieurs Patriotes ont été exilés en Australie, enchaînés, à plat ventre, pendant les six mois du voyage. La Couronne n’a pas seulement pendu et emprisonné des Patriotes, elle a éliminé les plus hauts dirigeants favorables à la mise en place de nos aspirations communes. L’effet de ces châtiments a profondément marqué notre peuple pendant des générations : la notion d’être soumis et d’accepter notre sort en tant que peuple furent perçus comme une nécessité pour la survivance. C’était la soumission ou la mort.

Le 15 février doit être souligné dignement chaque année

Le 15 février est le symbole d’une date empreinte d’un grand traumatisme que nous avons surmonté. Cette date rappelle les valeurs qui nous rassemblent et notre désir d’émancipation. Cette marque au calendrier contribue à nous donner le courage de poursuivre notre lutte. Notre nation est constamment attaquée. Les injures qui salissent le Québec et les attaques constantes des tribunaux du Canada contre les lois votées par nos élus québécois ont remplacé les balles de l’époque. L’œuvre d’assimilation de Durham se poursuit, le français recule au Québec, mais collectivement nous en prenons conscience et c’est collectivement que nous pourrons agir.

Le 15 février est un symbole tragique, certes, mais il incarne aujourd’hui une force de rassemblement et de courage.

Le 15 février est un symbole actuel et porteur de notre avenir.

En ce 15 février, d’un bout de l’univers à l’autre, disons merci à celles et ceux qui ont ouvert le chemin et accordons à cette date toute l’importance qu’elle mérite.

Vive le Québec, vive l’indépendance.

 

Marie-Anne Alepin
Présidente générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

 


 

  

 

 

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