Article de Richard Le Hir publié sur Vigile le 1er février 2012

Sans crier gare, la question de l’indépendance de l’Écosse s’est imposée sur les écrans radar au cours des derniers mois. Ce n’est pas comme s’il n’y en avait jamais été question, mais, revenant à la surface avec la régularité du monstre du « Loch Ness » sans que, comme dans le cas de ce dernier, on ne dépasse jamais le stade des conversations de salon, cette perspective avait fini par prendre l’allure d’un mythe d’autant plus tenace que la clôture est haute. En effet, le Royaume-Uni, même s’il réunit l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord, est un État unitaire, à la différence du Canada qui est une fédération.

En 1997, la montée du sentiment nationaliste en Écosse amène le gouvernement de Tony Blair à reconnaître aux Écossais une mesure d’autonomie. Voici ce que dit Wikipédia à ce sujet :

« Suite au référendum de 1997, par lequel le peuple écossais donne son consentement, le Parlement actuel est établi par le Scotland Act en 1998, qui lui donne ses pouvoirs de législature dévolus au Parlement britannique. Cette loi délimite les compétences exactes de ce Parlement, et les domaines dans lesquels il peut intervenir et légiférer. En fait, tous les domaines qui ne sont pas explicitement spécifiés comme étant réservés au Parlement de Grande-Bretagne sont automatiquement de la responsabilité du Parlement écossais. Le Parlement britannique se réserve le droit d’amender certaines lois du Parlement écossais, et de réduire le champ de ces domaines de compétence. Ce nouveau parlement s’est réuni pour la première fois le 12 mai 1999. »

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